Chapitre 9

Chapitre 9


Je venais de boucler la dernière valise. Cinq en tout. Pour deux mois. J'étais pressé de partir. La scène me manquait, un peu. Nous serions de retour pour Noël. Devrait s'en suivre ensuite un mois de vacances vraiment mérité. Comme à chacun de nos départs, Andreas était présent. Il avait bien du courage de se lever aussi tôt rien que pour nous. En effet, il était à peine 6h et le soleil ne s'était pas encore levé. Je n'aimais pas partir dans la nuit. J'avais toujours cette impression de fuire comme un voleur. Lili ne l'avait pas accompagné. Il fallait s'en douter. Nous étions en pleine semaine. Un mardi, pour être précis. Elle préférait surement aller en cours ou dormir quelques heures de plus plutot que venir ici. Ce qui était assez compréhensible. J'étais quand même triste de partir sans lui avoir dit au revoir et sachant que nous étions fachés. Qu'elle était fachée contre moi.
Je rejoignais tout le monde dans la cuisine. David, notre manager, s'était joind à nous pour prendre le petit déjeuner, ainsi qu'Andréas. L'atmosphère était détendue. J'en oubliais même que dans deux heures à peine, nous serions partis. J'étais bien. Ou presque. Il manquait la présence de Lili. Qui se serait surement assise à côté d'Andréas ou près de Gustav. Oui, près de Gustav. Ils étaient assez proches à ce que j'avais entendu. J'étais jaloux. Un peu trop même. J'avais constament peur qu'elle m'oublie ou qu'elle préfère Gustav. Ce dernier m'avait dit de ne pas m'en faire. Alors, c'est que j'essayais d'appliquer. M'en faire le moins possible.
L'heure tournait et le départ approchait. En allant sur le balcon, j'avais vu les deux vans qui nous attendaient au pied de l'immeuble. Deux gardes du corps étaient montés pour prendre nos valises. Je les regardais faire des allées venus dans la rue. Il faisait froid en ce matin de Novembre. J'étais dehors, en T-shirt. Mais je ne sentais rien. Si ce n'est mon coeur qui se serrait. Elle ne viendrait pas. J'en étais maintenant sur. Andreas, m'avait rejoind et posé une veste sur les épaules. C'est ce que j'aimais chez lui. Il sentait les choses. Il avait senti que je n'allait pas très bien et était venu me remonter le moral. Je le remerciais et remerciais une quelconque force surhumaine de me l'avoir envoyé et d'en avoir fait mon meillleur ami.
Nous descendions tous ensemble dans le hall du batiment. Je serrais mon meilleur ami dans mes bras et montais dans le van rapidement. Direction, l'aéroport. Nous partions en France, promouvoir notre troisième album. Je collais ma tête à la vitre et le van démarra. Le paysage défillait sous mes yeux et le trajet me parrut durer des heures. En descendant, nous fumes accueillis par une centaine de fans. Nous nous sommes arrêtés pour signer quelques autographes. J'aimais les bains de foule. Mais pas aujourd'hui. Pas celui-là. Cependant, je souriais. Je ne voulais pas décevoir les fans et que les gens se disent que, Bill Kaulitz, le chanteur de Tokio Hotel, se lassait de son métier et tirait la tronche. Nous sommes rentrés dans l'aéroport et avons présenté nos billets. Nous avons été contrôlés. J'aimais me faire contrôler. Je me prenais à croire que j'étais l'un de ses héros de films policiers américains. Je trouvais ça amusant. Nous devions ensuite patienter une dizaine de minutes dans la salle d'embarquement où ici, les murs n'étaient que de verre. Je me colais à la vitre et regardais les gens s'agiter. Un homme d'affaire enrageait contre son portable. Tandis qu'une jeune femme essayait de garder un troupeau de gosses groupé autour d'elle. Une petite blonde courait, l'air paniqué. Je fronçais les sourcils, intrigué. Elle se dirigeait vers notre salle d'embarquement. Plus elle approchait, plus mon coeur battait vite. Comme si c'était moi qui courrait à sa place. Les traits de son visage me parraissaient de plus en plus précis. Elle avait, aparament, envie d'entrer dans la salle. C'était interdit. Tout comme nous pour qui il était interdit d'en sortir.
Lorsqu'elle fut à moins d'un mètre de moi, mon coeur rata un batement. C'était elle. Elle était là, devant moi. Essouflée. Juste un morceau de verre qui nous séparait, m'empéchait de la toucher. Elle se colla timidement à la vitre et posa ses deux petite mains à plat contre celle-ci. Je fis la même chose. Je pouvais presque sentir la sensation de sa peau contre la mienne tellement j'en avais envie. Elle me sourit. Je fis de même. Elle ferma les yeux cinq secondes. Je vis deux, trois larmes en dégringoler. Mon sourire s'effaça. Elle pleurait à cause de moi. Je m'en voulais. Je m'en voulais de partir. Je me trouvais terriblement égoïste. Elle réouvrit les yeux et je lui souris de nouveau. Le monde n'existait plus. Juste ses yeux bleus. Ses yeux d'un bleu trop profond. D'un bleu où j'aurais aimé me noyer.
J'entendis Tom arriver dans mon dos et me dire que nous devions partir. Lili lui sourit et reposa son attention sur moi. Je lis sur ses lêvres un “Vas y”. Mon frère m'attrapa par le bras et me fit me retourner. Je le suivis inconsciemment. Mon cerveau toujours concentré sur ses deux grands yeux bleus marine. Je me retournais une dernière fois, d'où elle pouvait encore me voir. Elle releva la tête et je vis ses yeux rougis. Elle pleurait. Je levais mes mains pour former un coeur de mes doigts. Je voulais qu'elle comprenne. Qu'elle comprenne que je pensais à elle et que j'y tenais, fort. Très fort.




J'aimais la sensation que cela faisait dans mon ventre lorsque les roues de l'avions touchaient la piste d'atterissage. Tout le contraire de mon frère qui lui se faisait un plaisir de m'abimer un bras, à chaque fois. Cela me faisait rire sa peur panique des avions, pendant le décolage ou l'aterrisage. Nous descendions de cet engin qui faisait un bouquant pas possible pour rejoindre notre van. Nous fumes aussi bien accueillis qu'en Allemangne et nous nous prétions au jeu des autographes. J'étais un peu plus entousiaste que ce matin. Savoir que Lili ne m'en voulait plus m'avait redonné le sourire même si j'étais toujours contrarié de la manière dont on s'était quitté. En y repensant, la scène était un peu trop dramatique.
Nous reprenions la route pour nous rendre à une conference de presse donnée en l'honneur de la sortie du nouvel album. Les questions s'enchainaient et le temps passait à une allure impressionante. A 20h tappante, nous étions repartis en direction des locaux d'une émission française. Nous sommes restés un bout de temps dans les coulisses. Près de deux heures. J'étais stressé. J'avais peur que notre nouvelle chanson ne plaise pas au public. De plus, c'était du live et la première fois que nous faisions ce morceaux. J'eus une montée d'adrénaline quand j'entendis toutes ses filles crier nos noms. Gustav donna le départ en entrechocant ses baguettes et ça commença. Tout s'enchainait. Chaque mot, chaque note de musique défillait. Et moi, je donnais. Je donnais ce que j'avais. Cet amour pour la musique. Je chantais pour elle. En espérant qu'elle ne pleurait plus. Nous fumes applaudis. C'était beau. La plus belle récompense pour un artiste.
Nous sommes rentrés à l'hotel où le nombre de filles était plus réduit. Seules les plus courageuses étaient restées. Nous avons fait quelques photos et sommes montés chacun dans notre chambre. Je m'empressais de passer sous la douche pour pouvoir dormir en paix. Je m'allongais dans mon lit et tournais la tête vers le réveil qui indiquait 23h. Mon regard se posa sur mon portable posé à côté. J'eus une soudaine envie de l'appeler. Je composais le numéro et mis du temps avant d'appuyer sur la touche verte.
“ Allo?
répondit une voix endormie
- C'est Bill! Je te réveille là, non?
- Oui, mais c'est pas grave. Ca va? Tu as fait bon voyage?
- Oui et toi ça va mieux?
- Oui, oui. T'inquiètes. Je t'ai vu à la télé...
- Comment ça se fait?
- C'est mon père. Il voulait absoluement des chaines françaises.
- T'as trouvé ça comment?
- Bien. C'est con mais j'en ai même pleuré,
dit elle dans un rire nerveux
- Oh non Lili! J'aime pas quand tu pleures.
- Désolé.
répondit elle en étoufant un sanglot
Je soupirais. Agacé. Elle n'allait pas mieux.
- Pourquoi tu pleures Lili?
- Pour rien. C'est stupide. Tu me manques, c'est tout.
- Toi aussi, Lili. Toi aussi. Je vais te laisser te reposer. Et je t'en supplie, ne pleures plus. Ca va aller. Appelles moi quand ça va pas, hein?
- D'accord,
dit elle en reniflant. Merci Bill.
- De rien. Bonne nuit, fais de beaux rêves.
- Toi aussi.”
Je raccrochais et me levais pour me poster devant la fenêtre. J'avais envie de pleurer. J'essayais de me controler si bien que le noeud qui se formait dans ma gorge me faisait mal. J'entendis la porte s'ouvrir et la lumière du couloir éclairer la pièce plongée dans le noir, puis se refermer doucement. Sans me retourner je savais que c'était Tom. Je courrais me blottir dans ses bras. Il dut être surpris mais posa ses mains dans mon dos. Et moi, j'éclatais en sanglots, fatigué de ce trop plein d'émotions et de sentiments. Mon jumeau me fit m'assoir sur le lit et me chuchotait des mots réconfortants à l'oreille en me berçant. Je me calmais peu à peu.
“ Ca va?
me questionna mon frère
- J'hochais la tête simplement.
- Qu'est-ce qui ne va pas Bill?
- J'ai eu Lili au téléphone et ça m'a fait de la peine de la savoir si triste.
Il soupirait mais souriait en même temps. Je ne comprenais pas trop pourquoi.
- T'es amoureux, c'est ça?
Je ne répondis rien et baissai la tête, simplement. Je rougis. Voilà. C'était ça. J'étais amoureux. Et c'était peu de le dire...
- Ouais. C'est bien ce que je pensais. T'es amoureux...”



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Je l'aime ce chapitre. J'espère que vous aussi.
Perso, c'est mon préféré et j'en suis vraiment fière.
J'ai du le relire une bonne dizaine de fois! XD

J'attends vos avis bien sur.
Et les commentaires avec des critiques constructives, c'est bien aussi...^^

Ce week end, c'est matage de DVD des TH avec ma Lucette.
Du délire...

Ah et puis, si vous pouviez signer ici...

Pix: La première fois que j'ai vu cette phot, j'ai cru que
j'allais faire une crise cardiaque...
Gros, très gros coup de coeur...



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# Posté le vendredi 30 novembre 2007 12:40

Chapitre 10

Chapitre 10



La musique. Le travail. Noël. La vie d'une star n'était pas si croustillante qu'on aurait pu le penser. Nous avions du repartir après un petit détour par Hambourg. Notre pause avait été retardé et nous ne serions en vacances qu'à la mi Février. Je n'avais revue Lili qu'une seule maudite fois. Chez Andreas. Pour les fêtes de fin d'année, je lui avais envoyer des vynils en espérant qu'elle ne les ait pas déjà. J'avais déniché ça dans une brocante sur Magdebourg.
Comme si chacune de ses absences étaient révélatrices, je l'aimais un peu plus chaque jour. Si cela était possible. Cela me parraissait à présent si évident que je venais souvent à m'en demander comment je ne m'en étais pas rendu compte plus tôt. Je l'appelais toujours autant si ce n'est plus. Elle me disait souvent qu'elle comprenait pourquoi Andréas était si triste à chaque fois que nous partions, maintenant. Elle m'avait dit aussi, qu'on s'habituait toujours à l'absence des personnes qu'on aime. Lorqu'on sait qu'elle reviendront. Elle attendait. J'en avais pleuré. Silencieusement. En y réffléchissant bien, je crois que je devenais plus vulnérable, fragil. A fleur de peau, même. Et en ce Samedi 14 Février, la revoir n'était plus une envie. Non. C'était un besoin. Voir son petit corps frêle fendre l'air. Sa douceur me protéger. Tout ça devenait un besoin. Même avec tous ls gardes du coprs qui veillaient à notre sécurité, je ne me sentais jamais autant protégé qu'avec ce petit coprs frêle près de moi.


Le ciel était blanc. Rempli de neige. Quelque flocons tombaient par moment. De temps en temps, les rayons du soleil arrivaient à percer le verre des fenêtres. Du grand miroir de l'entrée, je voyais la pièce s'éclaire et s'assombrir. Je réajustai mon bonnet et enfillai un manteau. Depuis une semaine, un sourire niais me restait coller à la peau. Allez savoir pourquoi. Peut être parce que j'allais revoir Lili...
J'étais arrivé presque en courant au pied de son immeuble et montai les marches d'escalier quatre par quatre. Je la croisai alors qu'elle dévalait les esacliers me prenant par la main pour faire le chemin inverse. Nous avions failli tomber une bonne dizaine de fois et ne cessions de rire. Elle continuait de me tirer derrière son immeuble tandis que je la supplais de me dire où elle pouvait bien m'emmener. Elle ne répondit pas. Nous nous sommes retrouvés devant un grillage entourant un terrain de basket abandonné. Elle vint s'assoir sur le goudron enneigé et je fis de même. Je pouvais enfin la regarder. Elle portait un poncho, des mitaines en laine et de grosses bottes en fourure. Elle avait mis son berret qui lui allait si bien. Son petit nez était rougi par le froid et de la fumée sortait de sa bouche au rythme de sa respiration. Elle tourna la tête vers moi et me sourit timidement.
“ Je suis content de te revoir.
- Moi aussi. Merci pour les vynils.
- Ils te plasent? J'avais peur que tu les ais déjà.
- Non. Gros coup de coeur pour celui de Cat Stevens! Tu l'as trouvé où?
- Dans une brocante.
- Merci en tout cas.”
Elle se levait et fit quelques pas en shoutant dans la neige. Je regardais le paysage. Il y avait juste un bang. D'ici, on n'entendait pas de bruit et les batiments étaient cachés par les arbres. C'était calme. Paisible. Je pense que Lili devait souvent venir ici.Absorbé par mes pensées, je ne la vis pas prendre de la neige pour en faire une boule et me la jeter dans la figure. Je devais faire une sacrée tête pour qu'elle éclate de rire. La bataille était ouverte. Je prenais de la neige pour lui en jeter et commençai à la courser. Nous rigoloins comme des gosses. Quelques flocons recommençaient à tomber. Je m'arrêtai sans qu'elle ne se rende compte et la prit en photo avec mon portable. La photo était un peu flou. Mais je l'aimais. Je me jurais de toujours la garder sur moi.Je reprenai ma course et lui sautai dessus pour la rouler dans la neige. Elle hurlait de rire et je la barbouillais si bien qu'elle avait le visage tout rouge. Je me relevai et partis m'assoir sur le vieux banc. Elle me rejoignit et posa sa tête sur mon épaule. Je repris mon portable et fis une photo. Une photo où nous avions le nez rouge, de la neige plein les cheveux et le sourire niais.
Je repensais à la fois où je l'avais suivi. Nous ne vivions pas dans le même monde m'avait-elle dit, et c'est vrai. Mais pour moi, elle faisait parti du mien. Et je voulais connaitre le sien.
“ Lili?
- Oui?
- C'est quoi ton monde?
Elle décolla sa tête de mon épaule et se leva. Elle fit un tour sur elle-même cherchant quelque chose à dire et se positionna face à moi. Je levai la tête pour regarder ses grands yeux bleus.
- C'est ça Bill. Ce terrain. Un peu d'air pour respirer. Du soleil. Mes vynils. Des feuilles blanches et un fusin... Il m'en faut pas beaucoup tu sais.
- Et moi? Je fais parti de ton monde?”
Elle esquissa un sourire et répondit un oui presque inaudible. Puis, elle fit demi-tour et partit tête baissé. Je repensais encore à ce qu'elle avait dit et souriai comme un con. Je faisais parti de son monde. Dit comme ça, ça parrait normal, presque ridicule. Pour moi, c'était important. Tout ce qui touchait à Lili de près ou de loin me parraissait important. Elle s'arêta et se retourna.
“ Bon, Bill tu viends?
demanda-t-elle presque en criant
- Oui, j'arrive!”
Je courais la rejoindre et lui proposa de monter sur mon dos. Elle prit un peu d'élan et appuya sur mes épaules pour enrouler ses jambes autour de ma taille. Elle était si légère. Je la tenais fermement et elle se pencha pour embrasser ma joue surement un peu trop froide. Nous riâmes et je marchais en direction de son immeuble.
“ On a l'air con!
me souffla-t-elle dans l'oreille
- C'est pas grave. répondis-je en riant
C'est vrai que nous devions avoir l'air con. Très con même. Mais je m'en fichais. La Terre aurait pu s'arrêter de tourner que je ne m'en serais même pas apperçu. Bien trop heureux pour remarquer quelque chose du monde extérieur. Nous étions dans une sorte de bulle increvable.
Je la déposais devant la porte d'entrée, qui d'ailleurs était sur le point de céder. Elle me remercia et posa un bisous sur mon front un peu difficilement. Je me moquais gentiment de sa petite taille.
“ Tu fais quoi dans quinze jours?
me questionna-t-elle
- Euh... rien.
- Ok! Bah tu prends un sac avec des affaires de rechange et tu dors chez moi le samedi, ça te dit?
- Oh mais oui! Trop!
- Parfait! Je viendrai vous voir quand j'aurais le temps...
- Tu viends quand tu veux!
- Merci. Pareil pour vous. Bon, c'est pas très acueillant ici mais bon...
- On s'en fou Lili!”
Je saisis son poignet droit et le portai à mes lèvres. Je déposai un baiser sur une de ses petites veines bleutées. Comme à la fin du mois d'Août où elle était venue nous dire au revoir. Elle devait se rappeler de ce geste puisqu'elle sourit.
“ Je suis contente de te connaitre Bill. Des fois, j'en viends même à oublier que je suis juste une fille de banlieue qui en sortira probablement jamais. Avec toi, j'ai l'impression d'être quelqu'un d'exceptionnel et ça fait du bien.”
Je la rendais heureuse. Ni plus ni moins. Je me suis senti fier de la rendre heureuse, elle.
Elle se trompait Lili. Elle n'avait ni besoin de moi, de mon frère, de son père, de n'importe qui. Elle était déjà exceptionelle.
Je la serrai dans mes bras et partis en direction du van. Tout ce que j'attendais à présent, c'était ce week end. Notre week end.



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Dixième chapitre. Désolé j'ai pas pu faire mieux.
Je le trouve moins bien que les autres...
J'ai besoin de vos avis et suggestions!!

Le moral? Ca allait bien jusqu'à tout à l'eheure.
Où en résumé mes parents m'ont dit que j'étais
une bonne à rien!
Des fois les mots font beaucoup plus mal que les coups.
Mais bon, on s'y fait.
Ca forge le caractère!

Chers lecteurs, à vos claviers...

Pix: Je l'aime au naturel. (L)



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# Posté le vendredi 07 décembre 2007 13:16

Chapitre 11

Chapitre 11
J'avais compté chaque jour. Chaque heure. Chaque minute. En priant pour qu'un quelconque imprévu ne vienne pas gaché toute cette impatience. Cet entousiasme. Cette envie. C'était mieux que la dernière heure de cours avant les vacances. L'attente au pied du sapin le matin de Noël. L'impatience de remonter sur scène. Mieux que tout.
J'avais décidé d'arriver vers 14 heures. J'avais peur de parraître imposant si je venais avant. J'avais peur de ne pas tenir si j'arrivais après. Alors j'étais arrivé vers 14 heures. Plus dix miraculeuses minutes de plus que l'heure fixée. C'était toujours cette même femme blonde qui m'avait ouvert. Sa ressemblance avec Lili était déconcertante. Elle avait le même sourire. La même douceur. Elle m'avait conduit au salon où Lili regardait un dessin animé avec un petit garçon. Un petit garçon tout aussi blond qu'elle.
Lili se leva et vint me dire bonjour. Elle me fit visiter l'appartement. Il était petit leur apartement. Voir même minuscule pour quatre personnes. Mais dès lorsque j'avais posé un pied dedans je m'y étais sentis bien. J'avais oublié que j'étais Bill Kaulitz, chanteur de Tokio Hotel et rock star mondialement connu. J'étais un gosse de 19 ans qui découvrait un nouvel endroit. Un nouveau monde. Une vie différente. Il n'y avait rien de spécial. Les murs étaient beiges et les meubles étaient en bois. Pourtant, je m'y suis senti bien. Comme lorsque je rentrais d'une longue tournée et que je revenais dans le foyer familial. Comme si le HLM de banlieue de Lili était ma seconde maison. Elle avait fini par me faire entrer dans sa chambre. Une chambre très stéréotypée, à son image. Tout en noir et blanc. Des affiches de célébrités mytiques. The Beatles. Marilyn Monroe. The Rolling Stones. Oasis. Charly Chaplin. Des photos. Des dessins. Des peintures. Un paravent posé dans un coin de la pièce. Un chevalet de bois à côté du bureau. Une vieille chaise comme dans les pianos-bars des années 20. C'était comme un voyage dans le temps. C'était Lili.
Elle s'est assise sur son lit et je l'ai rejoint.
“ Il y a un truc que je t'ai pas dit, Bill...
- Quoi?
- Le petit garçon que t'as vu, c'est mon petit frère. Maxime. Il a cinq ans. Il... il est autiste, dit-elle l'air presque grave.
Que répondre ça? Rien. Il n'y avait rien à répondre. Lili n'avait pas été épargnée par la vie et je n'aurais pas voulu être à sa place. J'enviais son courage.
- Ca se soigne?
- Pas vraiment, non. On peut l'aider mais ça reste toujours. Alors des fois, il part dans un monde que lui seul comprend et ne parle pas. Je crois que... c'est ça que je déteste le plus dans ma vie. Subir et être témoin des absences de mon petit frère. Si tu savais comme c'est dur...
Elle avait fini dans un soupire de désespoir et posé sa tête sur mon épaule. Je regardais le mur noir et blanc droit devant moi et posai ma main sur sa joue pour lui montrer mon soutient. Puis, elle s'est ressesi et m'a proposé d'aller regarder le dessin animé avec son petit frère. Le Roi Lion, m'avait-elle dit. C'est ce que j'aimais aussi chez Lili. Son côté enfantin.Alors, nous nous sommes instalé à côté de Maxime. Les yeux rivés sur l'écran, il ne fit même pas attention que nous étions assis à côté de lui. Cet enfant m'intimidait alors que je devais faire presque un mètre de plus que lui.
C'est Lili qui lui fit remarqué notre présence.
“ Tu dis pas bonjour Maxime?
dit-elle en lui caressant la joue.
- Ah... euh... si!
Il se tourna vers moi et me tendit sa main.
- Bonjour monsieur.
- Bonjour. Tu peux m'appeler Bill, tu sais,
répondis-je en serrant sa petite main
- Ah, c'est toi Bill?
- Oui.
- Elle parle tout le temps de toi Lilou.
Je riais à ce surnom. Lilou. Je trouvais ça mignon. Lili parlait de moi. Comme on le dit souvent, la vérité sort toujours de la bouche des enfants.
- Ah bon?
- Oui. Elle t'aime beaucoup!
- Moi aussi je l'aime beaucoup, dis-je en souriant à Lili”
Je l'aimais, tout court, aurait été plus approprié. Nous finissions de regarder le dessin animé bien commenté par ce petit bout de chou. Je trouvais ça triste et injuste qu'un petit bonhomme si gentil soit malade. A la fin du film, Maxime est monté sur moi et a passé ses bras dans mon coup, un sourire innocent sur les lèvres. Il se pencha à mon oreille.
“ Bill? Je peux te demander quelque chose?
chuchota-t-il
- Oui!
- Tu veux bien m'emmener au square?
- Oui. Allé,vas mettre tes chaussures.
- Ouais!
répliqua-t-il plus qu'entousiate, en courant chercher ses chaussures
- Qu'est-ce qu'il t'a demandé? demanda Lili, amusée
- De l'ammener au parc.
- Lili? Tu peux faire mes lacets?
suplia Maxime
- Oui, viends-là, dit-elle en tappotant ses genous
Il vint s'assoir sur elle. Lili, en bonne grande soeur, lui noua ses lacets avant de lui enfiler son manteau. Elle enfila ses converses blanches assorti au slim de la même couleur et à son gillet noir. Elle passa sa tête dans l'entrée de la cuisine, d'où il sortait une bonne odeur de crêpes, et prévint sa mère que nous sortions. Je pris le petit frère de Lili sur mes épaules et nous descendions les escaliers en chantant une contine dont je ne me rappelais que de la moitié des paroles. En y repensant, on aurait dit un père de famille.
Le parc était juste a côté de l'immeuble et nous n'avions qu'une rue à traverser. C'était déjà plein d'enfants qui courraient partout. Maxime partit les rejoindre et nous nous sommes assis à un banc, non loin de là. Lili, regardant son frère du coin de l'oeil, se tourna vers moi pour engager la conversation.
“ Alors cette pose...?
- Ca fait du bien!
- C'est quoi le programme ensuite?
- De la promo, toujours. Après, on part en courant Septembre en tournée européenne.
- Content, je suppose...
- Oui. C'est ça qui me plait dans ce métier.”
Nous étions au début du Printemps. Il faisait beau ce jour-là. Un rayon de soleil se posa sur Lili. Je remarquais quelque chose. A la lumière du jour, les cheveux blonds de Lili faisaient des reflets roux. Elle n'était pas maquillé et je remarquais des petites taches de rousseur sur son nez. Mon Dieu ce qu'elle était jolie.
“ T'es belle.
- T'es con
, rétorqua-t-elle aussi tôt
Elle était comme ça, Lili. Elle n'aimait pas les compliments. Mais ça avait été plus fort que moi. J'aurais pu rougir ou me sentir géné de lui avoir dit ça. Non. Pour moi, c'était naturel.
- Mademoiselle n'aime pas les compliments? la taquinais-je
- Je dirais plutot que mademoiselle n'y a jamais été habitué.
- Ce qui est fort dommage.
- Si tu le dis...
répondit-elle, septique, en croisant les bras
Je rigolai de sa moue boudeuse et passai ma main dans ses anglaises pour la décoiffer. Puis, nous sommes remontés pour déposer Maxime et sommes partis en direction du terrain de basket...



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Voilà la suite! J'aime particulièrement écrire cette période de l'histoire!

Vous savez quoi?! Bah, j'ai une siatique. Et oui à 16 ans et demi!
Rah la mamie! XD

Dans une semaine, les vacances!
Hi hi!

Bon, maintenant, à vous de jouer!
Merci pour vos commentaires, ça fait plaisir! :)



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# Posté le vendredi 14 décembre 2007 12:59

Modifié le vendredi 14 décembre 2007 13:13

Chapitre 12

Chapitre 12



“ Je vais partir...”
Ca a claqué dans l'air. Trois mots. Trois putains de mots. Plus forts qu'une insulte. Plus forts qu'une giffle. Ca faisait mal. Très mal. Trop mal. A ce moment précis, j'aurais voulu être dans ma chambre et tout sacager. Mais nous étions là, assis sur le goudron froid de ce terrain de basket.
“ Où et quand?
J'étais froid. Presque méprisant. Mais ça faisait mal. Beaucoup trop mal. J'essayais de cacher ma peine comme je le pouvais.
- Fin Août. Aux Etat-Unis...
- Mais pour quoi faire?
Je l'implorais presque des yeux. Je voulais lui faire mal. Mal comme elle avait pu le faire avec simplement trois mots.
- Pour tenter ma chance!
Je ne réalisais pas. Je ne réalisais pas que rien ne serait surement jamais possible. Je ne réalisais pas qu'il ne nous restait que quelques mois. Je ne réalisais pas que je ne la reverrais qu'après une période indéterminée -si je la revoyais-... Je ne réalisais pas que je ne pourrais plus passer la voir à l'improviste. Je ne réalisais que je ne pourrais plus l'appeler quand bon me semblait. Je ne réalisais pas qu'elle ne serait plus là à chacun de mes départs. Je ne réalisais pas que ce serait si dur.
Je me levai et restai penaud, les mains dans les poches.
- C'est bien. T'as raison...
Je soupirai fort, à m'en étouffer. Elle devait sentir mon angoisse puisqu'elle se leva et entoura un de ses maigres bras autour de ma taille.
- Ne sois pas triste Bill. Des gens tu en rencontreras plein, tu m'oublieras vite...
Je baissai brusquement les yeux pour chercher ses deux grandes mirettes bleutées. Non. Elle ne comprenait pas. Elle ne savait pas que, si je le pouvais, je passerais ma vie avec elle. Non. Elle ne savait pas.
- Non Lili. Non. Je ne veux pas t'oublier moi. J'y arriverai pas! J'y arriverai pas...
Elle me prit dans ses bras et posa délicatement ma tête dans son cou. Non. Je n'y arriverai pas.
- Allé Bill. Viends, on rentre...”
Elle me prit la main et y déposa un baiser avant de me trainer jusqu'à chez elle.
Je retombai en enfance. Comme lorsque je jouais tout l'après-midi dehors avec Tom et que nous rentions pour gouter. Nous avons gouté comme deux gosses. En nous brulant la gorge avec un chocolat un peu trop chaud et nous foutant du nutella partout sur les doigts. Je ne pensais à rien. Le départ de Lili me paraissait à des années lumière. Si j'avais su que ça arriverait si vite...
Puis, le papa de Lili est rentré. Il était petit, avec de petits yeux bleus en amande, des cheveux roux un peu en bataille. Il me détailla. Un garçon qui se maquille, ça ne passait pas inaperçu. Il m'a tendu sa main que j'ai serré rapidement et m'a souhaité la bienvenue.
Nous sommes ensuite partis dans la chambre de Lili. Elle s'est approchée de ses étagères remplies de vynils pour prendre celui de Radiohead et le mettre en route. Nous nous sommes jetés sur son lit et je fermai les yeux, apaisé par la chanson. Je repensais à cet après-midi...
“ Tu l'écoutes souvent cette chanson?
me questionna Lili
- Généralement quand je ne vais pas bien.
Nous ne parlions pas. Pas besoin de mots. La musique parlait pour nous. C'était silencieux. Pas un de ses silences lours et angoissants. Non. Un silence rassurant. J'aurais presque pu m'endormir si je n'avais pas été omnubilé par le départ de Lili.
- Tes parents sont au courant?
- Oui. Ma mère veut m'encourager et mon père me dissuader. Mais de toute façon, il pourra rien faire pour m'empécher de partir.
- Non. Personne ne peut t'empécher de partir...
C'était fade. J'en avais eu des frissons. Je me suis levé, et ai analysé sa chambre dans les moindre recoints. Chaque photos. Chaque dessin. Chaque vynil. Tout. Lili riait de ma curiosité.
- J'aime bien ta chambre.
- Merci.
- Mais de rien!
Elle me sourit et se précipita sur son bureau. Elle en sortit des fusins, craies grasses, crayons de couleur, feutres. Elle s'assit et étalla tout par terre. Je me placai à côté d'elle, intrigué.
- Qu'est-ce que tu fais?
- Ca se voit pas? On va dessiner!
Combien d'années cela faisait-il que je n'avais pas dessiner? Une éternité. Lili avait toujours des idées originales et me surprenait un peu plus à chaque fois. Je me rendis compte que j'avais trop vite grandis. Que nous avions trop vite grandis. Comme si, en devenant célèbre, nous avions perdu une partie de notre enfance. Comme si Tokio Hotel nous avez empéché de grandir. Lili était un peu une sorte de lien avec ma vie d'avant. Comme si tout ce que je n'avais pas pu faire, et que je ne pouvais pas faire encore à ce jour, je pouvais enfin le faire avec elle. Je trouvais ça génial.
J'ai essayé de refaire le paysage que l'on voit depuis le terrain de basket. Bon, ce n'était pas de l'art, mais je trouvais ça assez ressemblant.Lili, elle, m'a tout simplement dessiné en train de dessiner. C'était fait au fusin, excepté mes cheveux qu'elle a fait en couleur. Elle était doué. J'étais persuadé que si elle ne réussissait pas dans le théâtre, elle pourrait devenir dessinatrice ou peintre.
“ Lili! Bill! A table!
- On arrive!
répliqua la petite blonde
J'étalais ma vie à des inconus. Non. Aux parents de Lili. Ils voulaient absoluement savoir comment était la vie de star. Surement pour échapper à cette dure réalité le temps d'un repas. Alors j'étalais tout. Les doutes. Les joies. Les coups de moue. Je m'étais trouvé con de raconter mes états d'âme de rien du temps à des personnes qui galéraient. Ils gardaient toujours le sourire. Ils m'avait aussi fait la remarque que, finalement, la vie de star c'est plus dur qu'on pouvait le penser. Que même si nous faisions ce que nous voulions, nous n'étions pas libre. Ils avaient raison. Je n'étais pas libre. Je ne le suis toujours pas. C'est ça qui me manquait le plus de ma vie d'avant. Cette liberté. Elle revenait lorsque j'étais avec Lili. Ca faisait du bien. Ca donnait envie de tout plaquer, ne serait-ce qu'un temps, pour reprendre une vie normale. Mais j'étais bien trop amoureux de la musique pour faire ça. Et d'autant plus fier de faire ce métier lorsque le père de Lili m'a dit que c'était bien la musique. Que ça rendait la vie plus belle. J'étais fier de rendre la vie plus belle. Au moins pour certaines personnes.
Nous sommes ensuite retourner dans la petite chambre de Lili, pour ranger notre matériel d'artiste.
“ Je les aime bien tes parents.
- Je crois qu'ils t'aiment bien aussi.
- Tu sais, je crois que j'ai eu de la chance. Parce que c'était pas gagné au départ...
- Comment ça?
Elle se releva, les mains remplies de crayons, un peu intriguée et arqua un sourcil.
- Bah oui! Un garçon qui se maquille et se peind les ongles... C'est pas accepté de tout le monde.
- Mes parents sont très bornés et chiants. Mais ils sont quand même assez tolérants. Heureusement d'ailleurs. Sinon ils t'auraient jeté à la porte!
- Tu les aurais laissé faire?
Elle leva les yeux au ciel et ria de ce rire que j'aimais tant. Un rire de gamine, un peu crystalin et beaucoup trop doux.
- Bien sur que non!”
Elle sortit de la chambre, pendant que je finissai de ranger. Et examina son dessin. Je n'étais pas très doué en arts plastiques. Mais, en regardant cette feuille canson, j'ai eu l'impression qu'elle avait tout misé sur mes yeux. Alors elle aimait mes yeux?
“ Une douche, peut être...?”



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Tournant de la fiction. Voilà, tout le monde sait pourquoi Lili va partir maintenant!
La new's du jour... On est en vacances! XD
Ca c'est cool!

Bon, les gens j'attends vos avis sur ce chapitre maintenant!



x-Heilig-story-x ®

# Posté le vendredi 21 décembre 2007 13:30

Chapitre 13

Chapitre 13

Je l'attendais, assis sur son lit, avec Maxime sur les genous, Un Maxime qui me triturait les doigts en me racontant sa petite vie. Je trouvais ce petit mignon à croquer et le considirais un peu comme ce petit frère que je n'ai jamais eu.
Lili est revenue, un long pull gris baillant à ses épaules, des jambières couvrant ses fines jambes et un pinceau retenant ses jolies boucles gorgées d'eau. Le petit blond se leva et tira sur le pull de sa grande soeur,
“ Lili! Tu veux bien me raconter une histoire?
- Euh... oui! Bill, tu peux le faire s'il te plait? Faut que je téléphone...
- Oui oui!”
Je portai Maxime jusqu'à sa chambre et le mit dans son lit avant de me césir du premier livre qui me tombait sous la main. Peter Pan. C'était mon histoire préféré quand j'étais petit. Je lisai attentivement bien que Maxime ne m'écoutait pas vraiment. Il semblait ailleurs. Presque absent... Je continuai ma lecture comme si de rien était jusqu'à la finir et reposer le livre sur la petite table de nuit. Maxime restait toujours immobile et moi, je commençai à paniquer sérieusement. J'allai chercher Lili dans sa chambre, qui semblait en grande conversation.
“ Euh... Lili?
- Oui?
dt-elle en éloignant son portable de son oreille
- Je crois que ton frère ne va pas très bien...
- Attends...
Elle reprit sa conversation.
- Hannah? Oui, je dois te laisser... Je te rapelle demain. Bisous!
Elle se leva et passa devant moi, un air inquiet sur le visage, Je la suivis, un peu perdu.
- Qu'est-ce qu'il a?
- Je sais pas... Il a l'air absent.
- Merde!
Elle rentra précipitament dans la chambre de son frère et le prit dans ses bras pour le bercer. Il marmonait des brides de phrases incompréhensibles. Je me sentais complètement inutil si bien que je me suis juste adossé à l'encadrement de la porte, spectateur de la scène.
- Je suis là Maxime! Calme toi...”
Combien de temps est-elle restée là, le serrant dans ses bras en le berçant doucement? Je ne sais pas. Peut être une heure. Peut être plus. Peut être moins. Je ne saurais le dire. Mais je sais que je me sentais complètement impuissant et je détestais cette sensation. Elle essayait de le faire revenir dans la réalité, en vain.
“ Lili?
- Elle tourna la tête vers moi.
- Je pourrais essayer un truc?
dis-je un peu géné
Elle se leva simplement pour me laisser la place et se mit à la mienne.
- Maxime? Je vais te chanter une chanson, tu veux bien?”
Aucune réponse. Je soupirai, agacé. Je commençais à le bercer tout en chantant une de nos chansons. Je trouvais que cette chanson n'avais jamais aussi bien correspondu à une situation que celle-ci. Il fermait ses paupières peu à peu jusqu'à s'endormir. Je me tournai vers Lili qui souriait attendrie. Elle éteignit la lumière et me laissa sortir avant de déposer un baiser sur le front de son frère et de fermer la porte. Elle soupira bruiemment et se tourna vers moi. Puis elle baissa la tête pour trouver un intérêt soudain à la moquette grise du couloir. Elle avait honte? J'espérais bien que non. Il n'y avait pas de raison pour qu'elle ait honte. Aucune.
“ Je suis désolée de te méler à tout ça Bill!
- Faut pas Lili! Moi, ça me fait plaisir de t'aider! ds-je en relevant sa petite tête d'ange
- Oui mais t...
- Non.
dis-je dans un souffle en l'interrompant
Elle me regarda dans les yeux, jonglant entre ma pupille droite et ma pupille gauche. Je vis les larmes monter dans ses yeux. Elle se pinça la lèvre inférieure pour s'empécher de pleurer. Mais je remarquai que ça lèvre tremblait et elle lacha un sanglot. Elle se cacha dans mes bras et fondit en larmes. J'avais envie de pleurer avec elle. Mais je me ravisai, me disant qu'il fallait que l'un de nous deux reste fort.
“ C'est trop dur tout ça Bill! Je suis trop petite moi pour vivre tout ça... J'aime pas me plaindre, mais là je peux plus. Je peux plus...
- Je sais Lili! Ca va aller, je suis là moi. Je serai toujours là... C'est promis.
- Ouais... Désolé.
Elle se décolla de moi et sécha ses larmes d'un revers de manche.
- Viends, je vais te montrer quelque chose.
Elle prit ma main et me tira jusqu'à sa chambre. Elle prit un vieux livre de ses étagère et s'installa à plat ventre sur son lit. Je m'allongeai à côté d'elle.
- Tu connais Tristan & Iseut?
- Non, c'est quoi?
- Une légende. C'est mon histoire préférée. Tu veux que je te la lise?
-Oui, j'aimerai bien!”
Elle ouvrit le livre et commença une lecture qui durera près de trois heures. Les mots s'enchainaient et les pages défilaient.Chaque mot était mis en valeur. Ca se voyait qu'elle faisait du théâtre et elle était douée. Je buvais ses paroles en détaillant son visage. Elle restait concentrée sur son livre et levait les yeux sur moi à la fin d'un chapitre, me demandant à chaque fois si ça me plaisait. J'hochais la tête simplement et elle poursuivait sa lecture.
Tristan & Iseut. C'était un peu du genre Roméo et Juliette. Lui, Tritan, est britanique et un soldat héroïque. Il sera retrouvé dans une barque échouée sur une plage irlandaise. Elle, Iseut, est irlandaise et fille du roi d'Irlande. Tout les oppose. Leurs pays sont en guerre. Lui se bat pour l'honneur et elle se résigne à rêver d'un mariage par amour puisqu'elle sera forcée d'épouser un brave soldat. Pourtant, lorsqu'elle retouvera le jeune homme inerte sur cette plage, elle le soignera et tombera amoureuse de lui.Elle ira même jusqu'à le forcer de quitter l'Irlande pour qu'il rentre chez lui. Cependant, après avoir appris la mort de son futur époux, elle se verra obligée d'épouser le roi de la Britannia réunifiée. Là-bas, elle retrouvera Tristan qu'elle aimera en secret jusqu'au jour où le roi découvre la vérité. C'est ce moment-là que choisit le roi irlandais pour attaquer la Britannia et s'emparer du trone. Tristan serra blessé dans cette bataille. Une blessure qui lui coutera la vie. Sachant que ça dernière heure arrivera, il ferra venir Iseut pour la voir une dernière fois.
Lili a pleuré en lisant la fin. Elle m'a dit aussi, qu'elle avait lu cette histoire tellement de fois qu'elle en connaissait certains passages par coeur. Nous fixions le plafond dans un silence appaisant. Elle alongéesur le dos, et moi la tête posée sur son ventre. Sa respiration était lente et régulière. Elle en venait presque à me bercer. Mais Lili se leva, me réveillant de mon semi sommeil, et détacha ses boucles encore humides pour les déméler. Je la regardais faire en me glissant dans les couvertures. Ca sentait bon Lili. Elle se mit à côté de moi et éteignit la lumière. J'allongeais un bras pour qu'elle vienne y caller sa petite tête. Elle veint coller ses pieds à mes jambes et faisait de longs vas et viends contre celles-ci. J'enroulais ses cheveux autour de mes doigts tandis qu'elle posait timidement sa main sur mon ventre.
Les yeux rivés sur le plafond, je repensais à son départ, encore. J'essayais de m'imaginer ma vie sans elle, ses coups de téléphone. C'était juste impossible. Rien que l'idée qu'elle puisse partir, me prenait aux trippes. J'eus une soudaines envie de pleurer. Que Tom soit là pour me rassurer. J'eus ce sentiment étrange en baissant les yeux pour regarder cette jolie tête endormie. Je lui en voulais. Je lui en voulais d'avoir rencontré Andreas, d'être venue chez moi ce jour d'été. Je lui en voulais de m'être attaché à elle. Et je m'en voulais, moi, de devenir dépendant d'elle. Elle allait partir, et je ne pouvais rien faire pour la retenir. Putains de sentiments. Je me modissais d'avoir un coeur. Elle me détruisait inconsciemment, à petit feu. Et elle le faisait bien...



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Suite en avance. C'est mon cadeau de Noël.
Ce chapitre m'a donné du fil à retordre. Mais au final, je l'aime bien! =D

Et pour ceux qui ne le sauraient pas, Tokio Hotel sera au Parc des princes
le 20 juin. Un jour avant mon annif', je pourrais même pas y aller! :(
Mais c'est juste énorme quoi!


Ensuite, je vous souhaite d'excellents fêtes de Noël.
Et tenez moi au courant de vos cadeaux de Noël! XD

J'vous aime!



x-Heilig-story-x ®



# Posté le lundi 24 décembre 2007 09:55