Chapitre 14

Chapitre 14




“Lili! Lili!
Je sentis une masse sauter sur le lit et j'ouvris brusquement les yeux. Lili grogna un peu et se retourna, toujours les yeux fermés.
- Lili! Réveilles toi!
Lui dit son frère en la secouant légèrement
- Hum... Quoi...?
Elle ouvra doucement ses jolies mirettes bleues et plaqua aussi tot une main sur ses yeux, éblouie par le soleil.
- J'ai faim! On va déjeuner?
Je me redressai pour m'appuyer contre le mur et Maxime vint se faufiler entre nous deux.
- Papa et maman ne sont pas là?
- Non, ils sont chez papi et mamie.”
Elle soufla un peu, puis se leva en s'étirant. Je regardai Maxime, repensant à ce qui c'était passé la veille et me levai aussi. Nous suivions Lili jusqu'à la cuisne où elle s'affera à préparer un petit déjeuner digne de ce nom. Tous deux dans la même position, assis, la tête dans les mains, à la suivre du regard, Maxime et moi la regardions s'agiter dans tous les sens. Je devais avoir l'air terriblement con à sourire ainsi, la tête encore endormi, avec -à coup sur- les plis du drap imprimé sur les joues. Mais dès le réveil, j'étais conquis par ce petit bout de femme comme on n'en fait plus. Elle s'installa en face de nous et nous commencions à manger dans le silence, avec pour seuls bruits, le contact des cuillières qui remuaient le chocolat et les tartines de pain qui craquaient sous les dents.
“ Bien dormi Bill?
Me demanda Lili en se leva, son bol dans les mains
- Oui. Très bien et toi?
- En général... avec toi je dors plutot bien.
Dit-elle, tout sourire, en posant son bol dans l'évier
- Et toi Maxime?
- Hum hum! Me répondit-il en hochant la tête
- Dis bonhomme, tu veux bien essayer de faire ton lit et t'habiller, tout seul, comme un grand?”
L'interessé souriat à sa soeur et partit faire ce qu'elle lui avait demandé. Nous finissions de débarrasser et elle me proposa d'aller nous préparer. J'enfilai un jean et un simple T-shirt noir, puis elle me demanda de me retourner, ce que je fis. J'aurais pu être tenté de me retourner pour la voir, ne serait-ce qu'une fois, à moitié nue. J'aurais pu avoir envie de caresser ses fines épaules du revers de la main et d'embrasser son cou. Mais non. Je restais là, dos à elle, à attendre patiemment, comme un gosse. J'étais un gosse. Et comme ce gosse que j'étais, je me retournai, croyant qu'elle ait finie. Elle avait enfillé sa petite salopette rouge que j'aimais tant sur des collants noirs. Aux rayons du soleil, elle avait la peau plus que blanche. Je remarquais son dos un peu cambré et seulement couvert des agraffes de son soutient gorge. Elle était à moitié nue et moi je la détaillais sans gène. A cette pensée, je sentis le rouge me monter aux joues.
“ Bill, tu triches!
Me dit-elle, d'un air rieur, en passant la tête dans son T-shirt noir
- Désolé! Je pensais que tu avais fini...”
Elle ria un peu et partit dans la salle de bain tandis que je finissais de lacer mes chaussures. Je la rejoignais et lui souriais à travers le miroir. Elle me fit rire avec sa brosse à dent et le dentifrice qu'elle avait autour de la bouche. Elle avait ces airs de petite fille qui a vite grandi, Et pourtant elle me semblait si adulte que je me demandais souvent qui, dans l'hstoire, avait 19 ans. J'attrapai un crayon noir pour cercler mes yeux. J'observais Lily, à travers le miroir, en train de passer un ruban rouge dans ses cheveux. Je croisai son regard et la vis rire pour je-ne-nais-quoi.
“ Quoi?
Demandais-je, intrigué
- Rien! C'est juste que ça me fait bizard de faire des trucs de fille avec un mec...
- Ah! Bizard bien ou bizard mal?
- Bizard très bien!”
Elle se retourna, me fit un bisous sur la joue, puis partit de la salle de bain. Je la suivis jusqu'à sa chambre où je l'aidai à refaire le lit. Elle me fixait un moment, et sentant son regard sur moi, je le relevai la tête pour me prendre un coussin dans la figure. Elle éclata de rire. La guerre était lancée, jusqu'à ce que mort à coups de coussin s'en suive. Maxime, surement intrigué par nos rires, se précipita dans la chambre et se jeta sur le lit à moitié fait.
“ Oh, une bataille de coussins!
Nous rions de plus belle sous les cris du petit garçon qui m'encourageait. Lily se stoppa, un peu essouflée, puis se tourna vers son frère, les poings sur les hanches.
- Pourquoi tu encourages Bill et pas moi?
- Parce que Bill c'est un garçon!
- Et oui petite! Solidarité masculine!
- Je suis pas petite!
S'indigna Lily, me donnant un coup dans l'épaule
- Non! Tu fais juste trois tête de moins que moi... Dis-je en me collant à elle, pour la taquiner
Elle m'arrivait au milieu de la poitrine et leva la tête pour me regarder.
- Bon, ok, j'avoue je suis petite.
- Oui, mais tu es très bien comme ça!”
Je la pris dans mes bras en riant et nous finissions de faire le lit.
Si j'avais pu, j'aurais arrêté le temps. Que ce week end dure toujours et que je puisse rester avec Lily. J'avais fini par oublier qu'elle devrait partir dans six mois et que je ne la reverrai qu'après un temps indéterminé, si je la revoyais... Si c'était ça un avant gout du quotidien avec cette petite tête blonde, alors j'aurais pu passer ma vie entière avec elle.



_____________________________________

Alors déjé... Bonne année! Et patati et patata...
Voilà le chapitre 14, qui s'est fait un peu attendre.
Disons que ça m'a un peu bloqué et que les mots ne venaient pas! :S
J'espère qu'il vous plaira quand même...
Je voulais montrer la relation de Bill et Lili au quotidien, aunaturel.
Parce que tout est toujours "programmé" et "tout beau".
Donc voilà!

Les vacances sont presques finis.
Malheureusement. :(

Normalement la suite arrive ce week end ou mercredi prochain.
A voir!
Donc en attendant, donnez moi vos avis, j'en ai besoin!

Ah et puis j'ai une idée de fcition qui me trote dans la tête.
Mais rassurez vous je finis d'ABORD celle-ci avant d'en attaquer une autre!
Mais la fin est encore loin, je pense.

Bisous, bisous!


x-Heilig-story-x ®

# Posté le jeudi 03 janvier 2008 16:23

Chapitre 15

Chapitre 15



La retenir, ou pas? Je me suis souvent dit que c'était surement égoïste de ma part, mais je préfèrais faire des pieds et des mains pour qu'elle réussise ici plutot que de la voir partir et être rongé par le remord, en me disant que j'aurais du la ratrapper quand elle serait partie dans cet aéroport, en me tournant le dos. J'aurais pu lui dire que je l'aimais. Que je l'aimais comme un fou. Que loin d'elle, j'avais cette vague sensation d'étouffer. Que je voulais construire quelque chose avec elle. Même à court terme. Mais j'avais cette fierté. Cette putain de fierté que, d'habitude je clamais haut et fort, mais que je maudissais lorsqu'il s'agissait d'elle. J'étais fier, beaucoup trop fier. Et ça me bouffait. Oh oui, ça me bouffait!
Puis, soudain, comme si mon esprit avait trouvé comment répondre à toutes ses questions qui me tuaient à petit feu, comme s'il voyait en lui cette conscience que j'avais quelque peu perdu depuis qu'elle était rentrée dans ma vie, j'eus ce besoin d'aller voir mon meilleur ami. Juste pour l'entendre me gueuler dessus et me ramener à la réalité. Quelle réalité! A défaut de ne pas pouvoir l'éviter, j'aurais voulu juste y revenir plus tot pour me rendre compte qu'elle partait, pour de bon. Pour me rendre compte, que, si ça se trouve, elle ne reviendrait jamais. Pour me rendre compte que son départ était dans à peine six mois. Pour me rendre compte que même s'il nous restait peu de temps, si nous avions encore des choses à vivre, je devais les vivre pleinement.
Alors, je suis monté à son apartement, et avant de frapper, j'ai soufflé en me demandant dans quel état je sortirais d'ici. Puis, j'ai donné trois coups sur la porte et ai attendu qu'il vienne m'ouvrir. Il paraissait un peu surpris de me trouver au pas de sa porte. Il avait raison. Je n'étais pas encore passé chez lui depuis le début de notre pose.
“ Bonjour
, lanceais-je timidement
- Salut Bill! Entre!
Il se décalla pour me laisser passer et je partis m'affaler sur le canapé en enlevant mon manteau, un peu trop cher surement
- Ca va bien?
Me questionna-t-il
- Oui et toi?
- Bien bien! Alors, qu'est-ce qui t'amène?
- Je venais prendre de tes nouvelles!
- C'est gentil. Content que tu te rappeles encore que j'existe!
Je baissais la tête, un peu honteux. C'est vrai que je l'avais un peu délaissé ces derniers temps mais j'avais terriblement de mal à tout conscilier. Ma vie était un peu brouillon en ce moment.
- Désolé...
- C'est bon Bill, je déconne! Tu sais très bien que je t'en veux pas,
essaya-t-il en posant une main sur mon épaule
- Non mais le pire c'est que t'as raison. Je te délaisse un peu en ce moment. Je suis désolé!
- Allé, c'est pas grave! Dis, tu veux boire quelque chose?
- Ce que tu veux!”
Il partit dans la cuisine, juste séparé du salon par un bar américain. Je l'entendais parler mais ne l'écoutais pas vraiment, beaucoup trop interessé au vieux vélo qui venait de passer dans la rue que l'on voyait depuis sa fenêtre. Je repensai à cet après midi d'été où Lili était reparti en vélo, sous la pluie, avec mon pull sur les épaules. Je souriai à ce souvenir qui me paraissait si lointain.
Je vis une tasse bleue apparaitre sous mes yeux, ce qui me fit sortir de mes songes. Je tournai la tête pour voir Andreas porter la sienne à sa bouche.
“ Bill? Tu m'écoutes quand je te parle?
Je prenai la tasse en le remerciant doucement.
- Pardon, j'étais ailleurs.
- J'ai remarqué oui! Tu semblais bien loin!
Je soupirai en buvant ma tasse de chocolat chaud pour éviter son regard posé sur moi.
- T'es pas venu pour me parler de la pluie et du beau temps, pas vrai?
Voilà. C'était maintenant. C'était ça que je détestais chez Andreas dans ce genre de situations. Tout ce que j'essayais de cacher, il finissait par le trouver. Je vis ses jambes bouger, en face de moi et le sentis s'assoir à côté de moi.
- Bon allé dis moi ce qui se passe!
Me dit-il en me secouant un peu
Je continuais à boire dans ma tasse, ne sachant pas trop quoi répondre.
- Tu t'es engueulé avec ton frère? T'as un problème au boulot?
- Non non!
- Bon alors dis moi, qu'est-ce qui se passe?
Je continuai à fixer mes pieds que je trouvais à ce moment étrangement interessants. Je soufflai un bon coup et relevai la tête pour croiser le regard inquiet d'Andreas.
- J'ai besoin de toi Andy.
- Bill! Parle, tu me fais peur là!
- Je... Elle part.
- Qui part? De qui tu parles?
- De Lili! Elle part fin Août aux Etats Unis!
- Ah... Et toi tu...?
- Oui. Oui! Moi comme un con je suis tombé amoureux
, répliquais-je en me levant
Je tournai en rond sous le regard -que je devinais- inquiet d'Andreas en soupirant autant que ce fut possible. Puis je me suis rassis et me tournai vers mon meilleur ami qui n'avait toujours pas décroché un mot.
- Qu'est-ce que je fais maintenant?
- Dis lui,
m'annoncea-t-il catégoriquement
- Non. Non je peux pas! C'est comme si je la mettais au pied du mur!
- Alors qu'est-ce que tu vas faire?
- L'empécher de partir.
Il ne disait rien. Il ne disait pas un mot. Signe d'énervement chez lui. Il tappait du pied, simplement. Ce que j'apréhendais arrivait. Je le voyais venir. Il allait exploser. Dans trois secondes. Deux secondes. Une seconde. Puis... Boum!
Il se leva et se posta devant moi. Je levais la tête pour croiser son regard un peu trop dur pour mon état actuel.
- Mais merde Bill! Tu vas pas faire ça? Hein? Combien de fois tu es parti toi, hein? Combien Bill? Elle est venue me voir, plusieurs fois. Pendant tes absences elle paraissait si fade. Tu n'es qu'un égoïste Bill! Elle ne t'empèche pas de vivre ton rêve elle! Et elle, quand elle veut réaliser le sien, tu veux l'en empécher!
Ca faisait mal. Andreas, c'était pas du genre à s'énerver. Mais lorsqu'il le faisait, je préférais toujours éviter d'être dans la même pièce que lui. Mais il avait raison au fond. Je le savais. Mais cette putain de fierté qui me tuait m'empécher de l'admettre.
- Je fais quoi alors?
Dis-je d'une petite voix
Il soupira puis se rassit à côté de moi. Il se radoucit, un peu pour s'excuser de ce trop plein de colère.
- Soit tu lui avoues que tu l'aimes et elle prend une décision. Soit tu la fermes et tu la laisses partir. Mais t'as pas le droit de l'empécher de partir Bill! Ok?
- Hum.”
Je n'avais jamais été doué pour prendre des décisions dans mes relations amoureuses et je ne l'étais toujours pas. J'avais cette forte impression d'être mis au pied du mur et de devoir attendre quelque chose qui ne viendrait probablement jamais. C'était l'urgence. Pour moi six mois c'était l'urgence. Et même avec une année entière, j'étais sur de ne jamais réussir à faire un choix. Un choix. Rien que ce mot me faisait peur. Un choix me faisait peur. Un choix concernant Lili m'effrayait. Un choix concernant mes sentiment pour Lili me terrifiait.
Je me levai sbitement, sortant de mes idées noires et enfilai mon manteau.
“ Je vais y aller Andy.
- Ok! Si t'as besoin, appelle moi ou passe me voir hein?
- Ouais.
Je posai une main amicale sur son épaule et partis en direction de la porte.
- Et dis à Tom qui j'existe encore!
- D'accord, je lui dirai!
Répondis-je en riant, surement mon premier rire de la journée
- A plus!”
Je sentai la porte se fermer dans mon dos et je dévallai les escaliers, le coeur un peu moins lourd qu'en montant. Puis je montai dans le van qui m'attendait au pied de l'immeuble. Je guidai le chauffeur jusqu'au vieux terrain de basket où il s'arrêta à l'entrée. Lili n'était pas là. Et pour la première fois, si j'ose dire, c'était tant mieux. J'avais peur que le fait de la revoir agrandisse certaines de mes plaies. J'ai fait un tour sur moi-même pour admirer ce paysage que je commençais à connaitre. Un paysage banal, comme on en fait beaucoup à des terrains de basket de grandes villes, mais que j'aimais bien. Alors je me suis alongé, à même le béton froid, puis j'ai observé les nuages bouger dans le ciel et continuer leur chemin. Longtemps. Très longtemps. Peut être même trop longtemps puisque j'ai fini par m'endormir. Avec une tête pleine de question, un coeur surement un peu trop lourd à supporter à ce moment-là. Si mes souvenirs sont bons, c'était un sommeil sans rêve. Un de ses sommeils où l'on plonge, pas parce que l'on est épuisé, mais juste pour échapper à une réalité un peu difficile le temps d'une sieste.




______________________________________

Je voulais m'excuser tout d'abord.
J'ai eu du mal à écrire cette suite, vraiment.
C'était pas un manque d'inspiration, parce que j'ai le scénario en tête.
Mais devant mon écran je faisais un blocage.
Puis finalement, j'ai tout déballé hier soir.
J'espère vraiment que le résultat vous paraitra bien!
Encore désolée pour le retard.

Ensuite, je pense que tout le monde a vu les phots des Kaulitz aux Maldives.
Perso, je les trouve... Nocives pour le coeur! O_O
Putain, le Tom il est carrément trop...!

J'attends vos avis, bien sur!

=D

J'vous aime <3 !


x-Heilig-story-x ®





# Posté le mercredi 16 janvier 2008 11:13

Modifié le mercredi 23 janvier 2008 08:47

Chapitre 16

Chapitre 16




Le téléphone sonna. Brisant le silence léger de notre appartement. J'avais comme un mauvais pressentiment. Comme si, sans avoir à décrocher, je savais qu'on allait nous anoncer une mauvaise nouvelle. Je prenais le combinet, faisant cesser cette sonnerie régulière.
“ Allo?
- Bill? C'est David!
- Ah David, ça va?
- Oui et vous?
- Bien! Tu appelais pour quoi?
- Euh... comment dire?
Je l'entendis prendre une grande inspiration, comme s'il lui fallait tout le courage du monde pour m'annoncer la suite. J'avais un peu plus peur, encore.
- La pose est finie. On doit repartir.
- Hein? Mais pourquoi?
- Parce qu'on a pris du retard et que la promo ne va pas se faire toute seule!
- Mais David, ça fait à peine quinze jours!
- Je sais!
Me répondit-il agacé. Pomis, cette année, vous aurez deux mois de vacances, et vous irez où vous voulez!
- Ouais...
répondis-je, septique
- Je compte sur toi pour le dire aux autres. On part demain!
- Demain?!
Répliquais-je affolé
- Oui! Le van passera vers 8 heures! Allé, à demain!
- Att...”
Trop tard, il avait raccroché. Je reposais le combinet et me jetais sur le canapé, complètement désespéré. Je vis mon cher frère faire son apparition dans le salon, assez joyeux. Il ne le serait plus tellement après cela!
“ C'était qui?
- David
. Répondis-je sans grande conviction
- Qu'est-ce qu'il voulait? Me questionna mon jumeau d'un air curieux
- Va chercher Gus' et Georg. J'ai à vous parler!
- Euh... ouais!
Me dit-il un peu pris au dépourvu
Je le guettai, tandis qu'il me questionnait du regard. J'haussai les épaules et il me tourna le dos. Je n'eus pas le temps de réfléchir à quelle manière j'allais leur annoncer ça qu'il revenait tous les trois un air inquiet sur le visage. Gustav se posta à le fenêtre, Georg se calla contre un meuble tandis que Tom s'assayait à mes côtés. Je soufflai un bon coup avant de me lancer.
- David a appelé. On repart les gars.
Gustav se tourna vers nous alors que le bassiste relevait la tête. Nous nous regardions tous dans le blanc des yeux sans échanger un mot. Le silence était pesant. J'étouffais.
- Quand?
Demanda durement le batteur
- Demain! Lachai-je dans un soupire
Autre chose me revenait en tête. Le départ de Lili. J'étais rentré avant-hier et je leur avais toujours rien dire.
- C'est pas tout.
- Hein?
Dit simplement Georg
- Lili. Elle... elle part fin Août.
Je baissai la tête. Me rendant compte que c'était vrai. Le retour à la réalité, c'était maintenant.
- Où?
Continua-t-il
- Aux... aux Etats-Unis. Répondis-je d'une voix tremblante
- Si loin? Ajouta Tom
J'hochais la tête simplement en guise de réponse.
- Qu'est-ce que tu vas faire?
Me demanda Gustav
- Je sais pas.
Je pris ma tête dans mes mains et soupirai bruyamment. Je me levais les plantant là et partis dans ma chambre où je m'allongeai en étolie, fixant le plafond. J'avais des valises à faire. Mais faire mes valises me ferait penser à mon départ et donc au fait que je devrais prévenir Lili. Comment lui dire que je repartais jusqu'au mois de Juillet sans la blesser? Mission mpossible. Et je ne me voyais pas l'entendre pleurer au téléphone. J'avais déjà assez de mal à supporter les conséquences de son départ sans avoir à porter celles du mien. Bien que ça me ratrapperait un jour.
On frappa à ma porte et entra. Je tournais la tête pour voir Gustav s'assoir sur mon lit et me regarder d'un air inquiet.
- Ca va aller?
- Hum. Dis Gustav, tu ferrais quoi à ma place? Tu la préviendrais ou pas? J'ai peur de la blesser, tu vois.
- Je sais pas Bill, je suis pas à ta place. Mais moi je pense qu'elle serait surement blessée si elle venait te voir et qu'elle voyait qu'il n'y a personne. Elle pourrait penser que tu lui caches des choses.
- Ouais. Je sais pas. Je sais plus...
- Allé, commence à faire tes valises.
Me conseilla-t-il en posant un main amicale sur mon épaule
- Ouais.
Il se leva et avant qu'il passe le pas de la porte je lui dis:
- Merci Gustav.
- De rien.”
Il me sourit et partit, me laissant seul avec mes questions. Puis je commençai à faire une chose devenue habituelle pour moi: les valises. C'était devenu automatique. Je sortai des vêtements d'une armoine, les plier, les poser dans une valise, comme un robot. J'avais cette impression que mon corps était dans ma chambre, en mouvement, et que mon esprit était autre part. Comme si je n'étais pas dans la réalité. Et pourtant j'y étais bel et bien. A me demander si je devais lui dire ou non. Alors, je me suis décidé, sur un coup de tête, un peu au hazard. Ce serait non, je ne lui dirais pas. Pas la force. Pas le courage. Pas l'envie.
Le bruit de l'huile qui crépite dans la poele ramena mon esprit à la réalité. Je m'assis un instant, contemplant mon travail. J'avais assez de vêtements pour au moins cinq mois. Mais c'était ça. Nous repartions pour cinq mois. Cinq mois sans revoir Lili. Cinq mois sans toucher Lili. C'était trop. Beaucoup trop. Et je pensai, tout à coup, que sur cinq mois, il y en a avait surement un où elle fêterait son anniversaire. Sans moi. Mon coeur se serra. Je voulais être là pour son anniversaire. Je voulais voir la lueur de ses dix-huit bougies refletter dans ses yeux. Je voulais lui offrir un cadeau spécial. Qu'elle pourrait gader toute sa vie, en pensant à moi. Un peu comme moi, qui pensait à elle en écoutant Radiohead.
Je sortis mon portable de ma poche, et pris d'une montée d'adréaline, je composais le numéro d'Andreas que je connaissais par coeur.
“ Allo?
- Andy! C'est Bill! Ca va?
- Oui et toi?
- Bien. C'était juste un coup de fil express pour une info!
- Je t'écoute!
- C'est quand l'anniversaire de Lili?
- Ah! Ca t'interesse?
Me demanda-t-il d-un air taquin
- Oui! Allé fais pas le con, dis moi!
- Le 15 mai.
Je me levai lentement. Alors elle était née en printemps.
- Bill, t'es toujours là?
- Oui oui! Excuse moi!
- Qu'est-ce qui t'arrive?
A défaut de le dire à Lili, je me devais au moins de l'annoncer à mon meilleur ami.
- On repart Andreas. Notre pose est... finie.
Dis-je d'un ton soudainement grave
- Ah. Vous partez quand?
- Demain...
Répondis-je craintif
- Demain! Moi qui comptait passer vous voir, là c'est mort! Répliqua-t-il à demi reproche
- Si tu crois que ça m'enchante de partir!
“ Bill, viends manger! C'est prêt!”
Je reconnus la voix lointaine de Georg
- Désolé Andy, je dois te laisser! Je te rappelle demain, c'est promis!
- Mouais...
Jeta-t-il sans conviction
- Bisous! A plus.”
Je coupais la communication et partis m'installer à table en soupirant. J'avais cette facheuse impression de décevoir tout le monde. Et s'il y avait bien quelque chose que je détestais, c'était ça: décevoir. Durant le repas, je ne décrochai pas un mot. Les garçons ne me l'avaient pas fait remarqué, ayant surement compris que j'étais trop préoccupé pour faire la conversation. Je restais le nez plongé dans mon assiette de lasagnes en écoutant d'une oreillle peu attentive ce qui se disait. Malgré tout, je sentais le regard inquiet et interrogateur de Tom sur moi. Ca me mettais terriblement mal à l'aise. Tom avait toujours cette tendance à faire passer ses sentiments par le regard et des fois, son regard j'avais du mal à le supporter. Il le savait et il en jouait. Il voulait surement me faire cracher le morceau. Je ne pouvais pas lui en vouloir. Si les rôles avaient été inversé, j'aurais surement réagi de la même manière. Puis je pense qu'inconsciemment, je l'encourageais à continuer pour me faire cracher le morceau. Au fond, j'avais envie de parler.
Je me levai de table, toujours en silence, pris mon assiette, mon verre et mes couverts, jetai les restes dans la poubelle avant de poser le tout dans l'évier. Je souhaitai un bonne nuit à peine audible à mes colocataires, puis partis dans ma chambre. Je me désabillai, me glissai sous les draps et mis les écouteurs de mon MP3 aux oreilles. Je programmai le mode répétion et sélectionnai le fichier “Creep”. Le nuit risquais d'être courte.



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Chapitre 16! Peur palpitant, je sais.
Mais il est important pour la suite de l'histoire.
Ralala, j'aime les grèves! XD

J'espère que ça vous plaira.
J'attends vos avis, bien entendu! :D


J'vous aime! <3




x-Heilig-story-x ®

# Posté le jeudi 24 janvier 2008 09:18

Chapitre 17

Chapitre 17




6 heures piles, le réveil sonna, me sortant de mon semi-sommeil. J'avais vraiment mal dormis cette nuit-là, entre le rêve et la réalité, dans une espèce de létargie. Je me levai, pour retomber sur mon lit deux minutes plus tard. J'avais, à la fois cette envie de partir loin, et de rester ici. Je voulais échaper à tout ça et me retrouver dans la musique, et rester ici pour passer du temps avc Lili. J'étais tiraillé entre le devoir et l'envie. Finalement, je chassais ce combat perpétuel de mon cerveau en me levant pour me préparer. Toujours les mêmes gestes, les mêmes mouvements, la même procédure. Ce qui m'aurait apparu plaisant et amusant tous les autres jours, me paraissait fade et sans intéret aujourd'hui. J'avais l'impression de tout faire au ralenti. Comme si la culpabilité m'enlevait toutes mes capacités de mouvement. Tout ce que je voulais c'est que cette journée passe le plus vite possible, pour me sentir moins coupable par la suite, si cela était possible.
Après m'être préparé convenablement, je marchai sans conviction jusqu'à la cuisine, où Gustav lisait son journal comme chaque matin, les lunettes sur le nez, avec un bol de café devant lui. Il abaissa un peu ses bouts de papier pour me regarder. Je lui lançais un timide sourire, toujours sans conviction. Il me tira une petite moue compatissante, devinant que je n'allais surement pas parler de notre départ à Lili.
“ Mal dormi?
Me lança t-il, plutot en guise d'affirmation que de question
- Ouais. Et toi ça va?
- Ca va! Les autres sont levés?
- Je crois avoir entendu du bruit chez Tom mais Georg je sais pas!
- Ok! Fraudra qu'il pense à s'activer celui-là parce qu'on part dans une demi-heure.
Je me versais un peu de café dans une tasse, histoire de me réveilleur un peu. J'avais l'estomac beaucoup trop noué pour penser à manger quelque chose. J'avalais ça d'une traite avant de poser la tasse dans l'évier.
- Je vais voir ce qu'ils font!
Annonçais-je
Je prenais le couloir qui menait aux chambres et rentrais dans celle de mon cher frère qui bataillait à faire passer ses grosses dreads dans le trou de sa casquette. Je m'approchais de lui, face au miroir et lui déposa un bisous sur la joue.
- Dépèche toi Tom on part dans même pas une demi-heure.
- Ouais! Roh ça va!
Toujours aussi de mauvaise humeur dès le matin. En dix neuf ans maintenant, je m'y étais habitué, je m'en amusais même parfois. Mais aujourd'hui ce n'était pas le jour. Non ça ne l'était vraiment pas. Je refermais la porte de sa chambre pour rentrer dans celle de Georg sans dessus dessous. Bien sur, il n'y était pas. Je le retrouvai dans la salle de bain, en train de batailler avec son fer à lisser et ses cheveux. Pour éviter la troisième guerre mondiale, je le fis s'assoir et décidai de prendre les choses en main. J'attrapai le fer à lisser et commençais à rédire ses cheveux. Je croisai son regard dans la glace.
- T'en es où avec Lili?
Du Georg tout craché. Lui, il ne connaissait ni le tact ni la finesse. Toujours en venir aux sujets qui fachent ou qui font mal. Il avait le chic de me prendre royalement au dépourvu.
- Bah euh... nul part à vrai dire!
- Tu lui as dit qu'on partait?
- Non,
dis-je subitement honteux
- Bill! Cria presque t-il en fesant de gros yeux
Il se tourna vers moi et me jeta un regard acusateur. Comme si cela était encore possible, je me sentais d'avantage coupable. Je savais que c'était mal ce que je faisais mais la lacheté me poussait à le faire alors que ma conscience me criait l'inverse. C'était devenu un combat de tous les instants depuis que j'avais entendu le téléphone, me crachant presque à la figure ma sentence.
- Je sais, c'est mal! Mais je peux pas faire autrement...
- Tout ce que je te demande c'est de ne pas lui faire de mal, c'est tout! Je l'aime bien moi Lili!
Je lachai le fer après avoir lissé la dernière mèche de cheveux.
- Mais bien sur que tu l'aimes, tout le monde l'aime cette fille. Qui ne l'aimerait pas... Mais arrêtez tous de me rabacher cette phrase! Comme si c'était mon but de lui faire du mal.
Dis-je en haussant le ton
Je vis Tom et Gustav apparaitre à l'encadrement de la porte, surement alertés par mes cris. C'était fort. Beaucoup trop. A force de vouloir trop interriosé, j'avais fini par craqué. J'attachais tellement d'importance à toute cette histoire, que toutes mes émotions, mes sentiments étaient décuplés.
- Si tu veux pas la blasser pourquoi tu veux lui cacher notre départ alors?
Rétorqua le bassiste
- Mais je veux pas lui cacher! C'est juste que je n'y arrive pas! C'est trop dur! Beaucoup trop dur! Arrêtez merde! Je me sens assez coupable comme ça putain!”
Je sentai les larmes dévaler sur mes joues. Je partis de la salle de bain comme une furie, heurtant mon jumeau au passage qui essayait de me retenir. J'ouvris la porte de ma chambre en la claquant et enfilai mes santiagues avec rage. J'enfilai une veste qui trainait à l'entrée et ouvris la porte pour tomber sur le chauffeur. Je passai devant lui et dévalai les escaliers puis m'engoufrai dans le van avant de claquer la porte violemment. Je fus vite rejoint pas les garçons qui s'installèrent en silence tandis que je gardais les yeux rivés sur la fenêtre. Je sentais le regard inquite de mon frère posé sur moi. Peu importe. Tout ce que je voulais c'était oublier. Ne serait-ce qu'une seconde. Mais c'était impossible. Même avec toute la volonté du monde. Nous sommes arrivés bien vite à l'aéroport et sommes monté encore plus vite dans l'avion. J'atachai ma ceinture et pris la main de mon frère pour le rassurer. Les décollages et aterrisages, ce n'était pas son truc. Je posais ma tête contre le hublot et fermai les yeux peu à peu. A défaut de pouvoir oublier, j'essayai de ne plus y penser. En rêvant.

La voix de l'hotesse de l'air nous priant d'attacher nos ceintures pour l'aterissages me sortit de mon sommeil. Je relevai lentement la tête pour tomber sur une paire d'yeux marrons identiques aux miens.
“Ca va mieux Bill?
- Ouais!
dis-je en souriant"
D'ailleurs, ce sourire m'étonna moi-même. Je me surpris même à penser que tout ça n'était pas aussi dramatique que j'aurais pu le penser. Même si ma tête était encore rempli de questions plus basurdes les unes que les autres, mon coeur lui me semblait moins lourd. Et j'appréciait ça. Ne plus être rongé par la culpabilité. Même si cela devait être éphémère.
Lorsque j'ai posé un pied sur cette piste d'aterissage de Pologne, j'ai eu une soudaine montée d'adrénaline, l'envie de prendre un micro et monter sur scène. Mais pour l'instant, l'heure était aux interviews et séances photos. Toujours les mêmes poses, les mêmes expressions. Toujours ces mêmes questions désobligeantes ou indiscrètes qui m'exaspéraient parfois. Mais j'étais Bill Kaulitz. Et Bill Kaulitz avait une certaine image à garder. Bill kaulitz était leader d'un groupe de rock. Alors Bill Kaulitz devait écouter, encaissé et répondre. Sans jamais bronché. Parfois, je me demandais si j'en avais pas perdu mon but premier dans la vie. Après, lorsque je voyais toutes ces fans nous dire qu'elles aimaient notre musique et chantaient avec nous à l'unisson. Je m'en voulais d'avoir tant douter. Mais ma vie était faite de douter perpétuelles et ce depuis aussi loin que je me souvienne. Des doutes qui me fatigaient, me rendaient malade, et qui allaient finir par me consummer. Alors nous avons refait les mêmes poses, les mêmes expressions. Alors nous avons répondu aux mêmes questions avec ce même sourire faux. Nous le faisions en nous disant que c'était le prix à payer pour pouvoir faire des concerts, remplir des salles entières et faire connaitre notre musique. Un mal pour un bien dirons-nous. Parfois, dans cette histoire je voyais plus le mal que le bien. Mais je faisais front. Oui mais pour combien de temps encore?
Nous retrouvions David, notre mamanger, à la sortie des locaux d'un magazin polonais, qui nous attendait, adossé contre notre van.
“ Les gars, vous avez un représentation TV ce soir? Donc bon, comme d'habitude, hein? Play back, on répond gentillement au présentateur et vous filez dans les coulisses.
Toute cette mascarade ne ressemblait à plus rien. Faire semblant avec un micro à la main et devant un public me semblait aujourd'hui insurmontable. Je ne me sentais pas le force de voir une lueur de déception dans les yeux de nos fans présents sur le plateau.
- Non, je refuse!
Lachais-je le plus calmement possible
- Hein? Répondit simplement Gustav
- Ca sert à quoi de faire ce métier si c'est pour faire du play back. Mon job moi c'est faire de la musique, pas faire semblant.
- Bon, Bill, on va pas commencer à se prendre la tête, tu fais ce que je te dis. Basta.
- Non. Bill, il veut chanter. Alors si tu ne le laisses pas chanter, il ne fera rien du tout.
- Ok! Ok!
Dit-il en levant les mains, comme pour se détacher de toute responsabilité. Mais vous n'avez rien répéter, et c'est du direct!
- On le fera. Et on le fera bien.
Dis-je catégoriquement avant de m'engoufrer dans le van sans attendre sa réponse
Je fus vite rejoint par les garçons qui s'installèrent en silence. Un air de déjà vu. Tom, qui était assis à ma droite se tourna vers moi et me fixa pour essayer de me sonder.
- Bill, je peux savoir ce qui t'a pris?
- C'est pas toi qui disait que la seule chose à laquelle tu ne pourrais jamais mentir, c'était ta guitare?
- Si.
dit-il en faisant la moue, un air d'incompréhension collé au visage- Et t'as pas l'impression de lui mentir quand tu entends la bande son et qu tu fais samblant de jouer avec ta guitare à la main? Moi je peux pas faire ça Tom. Pas aujourd'hui, en tout cas.”
J'esquissai un sourire pour détendre l'atmosphère et me tourna vers la fenêtre. Aujourd'hui, je ne gagnerai peut être pas sur tous les fronts, mais j'avais au moins gagné une bataille.
Nous sortions rapidement pour rentrer dans les batiments de l'émission et nous faire maquiller. Puis nous sommes resté un moment dans la loge, sans parler, sentant le stress monter. J'étais content de retrouver toutes ces sensations comme avant un concert. Mais l'air devenait insoutenable, et je décidai de faire un tour dans le couloir. Avant de partir, j'entendis mon portable virer, posé sur la table basse. Nous nous regardions tour à tour sans savoir pourquoi. Puis je me précipitai dessus avant de vite sortir de la pièce. Il vibrait toujours dans ma main. Je baissai la tête pour voir le nom de “ Lili” s'afficher dessus...





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Salut la populasse! =)
Je voudrais m'excuser de ce méga retard mais l'envie d'écrire n'était plus là.
Et j'étais aussi, un peu, en manque de temps.
Donc voilà le chapitre 17.
Pas très rigolo rigolo.
Mais il est important, comme tout les autres.
Nouveau aussi! Je fais ma sadique maintenant! =P
Attendez, c'était beaucoup trop tentant!
J'aimerais trop voir vos ganaches à vous tordre su place de frustration.
Mais rassurez vous, la suite sera là lundi ou mardi.
De toute façon elle est déjà écrite.
C'est juste histoire de vous faire mariner un peu.
Ou pas. Si vous êtes très très opérationnelles ça peut changer la donne, qui sait...

Bon, sur ce Mesdemoiselles, je vous laisse.
Et ouais, y en a certains qui sont pas encore en vacances!!!
Ah et puis, si vous voulez de la lecture en plus: *
Ne vous retenez pas sur les commentaires surtout! xD


J' vous aime! <3



x-Heilig-story-x ®




# Posté le mercredi 20 février 2008 12:43

Chapitre 18

Chapitre 18



Je sentis mon coeur s'emballer et les larmes me monter aux yeux. C'était dingue, complètement dingue l'effet qu'elle pouvait me faire. J'hésitai une seconde, mon portable vibrant toujours dans ma main. Puis, je souflai un bon coup et décrochai, la peur au ventre.
“ Allo? Dis-je la voix tremblotante
- Je suis arrivée devant chez vous vers... je sais pas... quatre heures? Je m'étais dit: ça leur fera surement plaisir que je me ramène avec le gouter tout près. Alors je suis arrivée, comme une pauvre conne avec mon thermos de chocolat chaud et une poche pleine de gateaux. J'ai du sonner au moins cinq fois. Oh mais quelle surprise! C'est la femme de ménage qui m'ouvre et qui me dit que vous êtes repartis.
Dit-elle avec ironie, la voix pleine de reproche
Qu'est-ce que j'aurais pu répondre? C'est dans ces moments-là qu'on se rend compte des conséquences de ses erreurs. Et là, on ne sait généralement plus quoi dire. Je ne savais plus quoi dire.
- Je suis désolé Lili. J'aurais du te le dire, je le sais. Mais j'ai pas pu. J'ai pas pu...
répondis-je d'une voix plus tremblante encore
- Je... je comprends pas. T'es dur à saisir parfois. C'était pas compliqué pourtant. T'avais juste à passer un coup de téléphone.
- Je sais mais... c'est que...
- Que quoi Bill
? Dit-elle avec une pointe d'impatience et d'énervement
- J'avais peur de te blesser, c'est tout.
Je sentis une larme rouler sur ma joue. Voilà, c'était dit. Je n'avais plus qu'à prier pour qu'elle ne me trouve pas ridicule.
- Tu sais Bill. Je comprends Andreas quand il dit que c'est dur de vous voir partir. Mais qu'est-ce qu'on peut y faire? C'est ton métier, avec ses avantages et ses inconvéniants. Et puis, je ne suis pas en verre, je m'en serais remise.
- Ouais, je sais. Excuse moi...
- Tu vas me manquer quand même.
Lacha t-elle timidement
Son changement de sujet me fit rire. Premier rire de la journée. D'ailleurs, ça faisait bien longtemps que je n'avais pas trouvé une journée aussi longue que celle-ci.
- Toi aussi Lili. Toi aussi...
La porte s'ouvrit sur mon frère qui me demandait en chuchotant comment cela se passait. Comment aurait-il pu savoir que c'était elle? Ce lien de jumeaux surement, que je trouvais d'ailleurs assez complexe parfois. Je lui mimai un oui et tounai la tête voir la droite pour voir David arriver, tout sourire. Il s'adressa à Tom et je me tournai de l'autre côté pour cacher le bruit.
- Au fait, vous êtes où là?
- En Pologne, sur un plateau TV.
- Playback?
- Non. J'étais pas d'humeur auourd'hui. Il y a des jours comme ça, où ça me pèse de mentir ou faire semblant.
Encore une larme qui roulait. Décidément, ce soir c'était le bon soir. J'essayais de refouler le reste en pensant à mon maquillage qui partirait avec ses gouttes d'eau qui manaçaient de s'échapper de mes yeux.
- Bill, on monte sur scène dans trois minutes. Annonça mon cher frère en me tappant sur l'épaule
- Ouais, je termine et j'arrive. Au fait David
! dis-je en couvrant le bas de mon portable pour ne pas que Lili entende
- Oui?
- Arrange toi pour qu'on soit sur Hambourg le 15 et le 16 Mai s'il te plait.
- Pourquoi faire?
Je sentis le rouge me monter aux joues. Je piquais surement le plus beau fard de ma vie. C'était sur.
- C'est l'anniversaire de Lili le 15.
- Ah! Je comprends mieux!
Répondit-il avec un sourire en coin. Je verrai ce que je peux faire...
- Merci!
Je n'avais plus du tout envie de monter sur scène. Mais le devoirs était le devoirs. J'avais des obligations à tenir.
Lili, c'est à nous là.
- Ah. Bon bah je te souhaite bonne chance et passe le bonjour aux garçons de ma part.
- Ce sera fait, t'inquiètes.
- A bientot alors
? Demanda t-elle, d'un ton soudainement triste
- A bientot!”
Je jetai mon téléphone dans le canapé de notre loge et rejoignis les garçons. Le coeur n'y était pas. Et la tête non plus. J'étais beaucoup trop loin dans mes pnsées pour me rendre compte de ce qui se passait. Je sentais juste qu'on s'activait autour de moi. J'entendis juste cette voix dire que c'était à nous. Penser à sourire. Toujours ce faux sourire.


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Voilà pour le chapitre 18! =)
Bon, un peu court, certes.
Mais je voulais pas épiloguer trois heures sur cette histoire.
Pour la suite, elle arrivera un fin de semaine prochaine.
Jeudi, je fête l'anniversaire d'une copine et vendredi je pars à Paris. =D
Et ouais, y en a qui ont de la chance! xD

Bon, bah maintenant j'attends vos avis! =D

Merci encore pour tous vos commentaires.
Ca fait chaud au coeur.


J'vous aime! <3



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# Posté le mardi 26 février 2008 14:40

Modifié le mardi 26 février 2008 15:10