“ Andy? C'est Bill!... Ca va et toi?... Dis, je pensais à un truc. Pour l'anniversaire de Lili on pourait lui faire un petit déjeuner surprise, non?... Tu veux qu'on le fasse où?... Ok, chez toi!... D'accord, je leurs passerai!... Bisous!... A Vendredi.”
J'appuyai sur la touche rouge et me tournai vers les garçons, tous les trois confortablement installés sur le canapé de ma chambre. Vive le squattage. Mais j'aimais ça. Tous ces moments volés, fait à l'imprévu, qui cassait toute cette routine qui s'était installée malgré ce qu'on aurait pu penser. J'aimais cette routine, mais comme tout le monde, je m'en sentais parfois prisionnier. Et tous ces instants non programmés étaient les meilleurs à mon gout. Je pense que c'est ce qui fait que le groupe fonctionne encore.
Je m'assis sur un fauteuil à côté d'eux et les observer en train de se lancer des vannes à tout bout de champ.
“ Andy vous passe le bonjour.
- Il va bien? Me questionna ma moitié, tentant de maintenir les mains de Georg à distance pour qu'il évite de tirer sur ses dreads
- Oui, ça va. Il a des partielles en ce moment alors il est un peu crevé...
- Il voit Lili? Demanda Gustav. Georg lache les dreads de Tom!
- Mais alors dis lui qu'il arrête avec ses blagues vaseuses!
- Tom arrête avec tes blagues vaseuses s'il te plait! Lança le batteur avec lassitude dans un soupire
J'explosai de rire tout seul comme un con de l'hillarité de la scène. Je les observai tous les trois dans la même position, me fixant en batant des cils, sans comprendre vraiment. Je me pinçai les lèvres pour calmer mon fou rire.
- Pardon... Dis-je les lèvres pincées. Dites, vous pensez que ça va lui plaire le tourne-disque?
- Bah pourquoi ça lui plairait pas? Le sien vient de la lacher, ça tombe à pique! Répliqua le bassiste avec conviction
- Ouais... Dis-je septique. Roh, et moi qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui offrir...? Poursuivis-je en plaquant mes mains sur mes joues. On doit y être à quelle heure dans les locaux de l'émission?
- 20h45! Répondit Georg sur de lui
- Et on passe à quelle heure?
- 21h50 à peu près... Renchérit-il
Je fus étonné de voir à quel point il connaissait le programme, lui qui d'habitude ne se pressait pas pour arriver à l'heure...
- Non mais Georg, t'es tombé sur la tête? Jeta mon jumeau d'un air faussement étonné
Il pensait à la même chose que moi. Je ne pouvais même plus parler sans me faire devancer. Foutue connexion de jumeaux!
- Bah... Quoi? Demanda le concerné sans comprendre
- Depuis quand tu te soucis de l'heure le yéti?
Je repartis dans mon fou rire devant la tête de l'interessé qui ralait de plus belle. Puis nous cessions pour reprendre une conversation un peu plus constructive.
- Vous pensez que j'ai le temps de partir dans une petite ville voir ce que je peux trouver à Lili sans me faire repérer?
- Ouais, de toute façon, il n'est que quatre heures! Répondit Gustav
- Ok!
Je me levai d'un bond
- J'appelle Saki! Annonçai-je"
Je déhambullai dans les ruelles d'une petite ville autrichienne sans la moindre trouvaille en main. Je ne trouvai rien d'intéressant. Je trouvais un livre trop impresonnel. Les disques, elle en avait déjà une grosse collection et j'avais peur de lui en offrir qu'elle aurait déjà. Et concernant les vêtements, j'étais surement trop excentrique pour lui en offrir qui lui plairaient vraiment.
Découragé, je m'assis sur un banc, au milieu d'un jardin public. Il ne faisait pas très beau pour un mois de Mai. Le ciel était gris et je sentai le brouillard tomber et se poser sur mes épaules. Ce temps me fait déprimé à chaque fois, c'était une évidence. Puis je pensai encore à elle. A ses boucles pas assez rousses pour l'être. Ses yeux bleus. Sa petite bouche en coeur. Son corp frêle. Ses petites mains. Son rire cristalin. Sa douceur. Cette fragilité qu'elle émanait. Elle me manquait encore plus qu'au premier jour de mon départ alors que j'allais la revoir dans seulement deux jours. J'avais des fois cette impression de perdre pied. Que chaque chanson, chaque pensée, chaque pleur, chaque rire étaient pour elle. J'avais l'impression qu'elle me faisait vivre. Les jours sans coup de téléphone, sans entendre son rire ou rien que sa respiration me semblaient longs. Pourtant je savais que je m'accrochai à quelque chose de perdu. Accroché comme à une chanson qui nous vient en tête et dont on sait qu'elle repartira aussitôt. Comme la neige où l'on trace nos empreintes et qui fond sous nos pieds. C'était une cause perdue. Une cause perdue, certes. Mais qui méritait qu'on se batte pour elle. Parce que jamais, au grand jamais, je n'avais vu autant d'innocence et de failles dans un regard. Chacun de ses gestes, de ses traits, de ses mots étaient ancrés dans ma mémoire, et j'avais beau faire tous les efforts du monde, ils ne voulaient pas en sortir. J'étais comme marqué au fer de son prénom. Comme écorché vif de ses douleurs. Comme ébloui par sa douceur. Lili, c'était comme une étoile au milieu d'un ciel noir. Une étoile qui allait finir par partir et disparaître de ma vue.
Je soupirai de contrariété, et me relevai pour chasser toutes ces pensées négatives de ma tête. J'avais encore un cadeau à trouver et il ne me restait que vingt minutes. Je sentis quelques goutes me tomber sur le nez, puis beaucoup de gouttes et finalement il se mit à pleuvoir. Alors je courai jusqu'au premier endroit où m'abriter. C'est-à-dire le vitrine d'une bijouterie. Cela me fit penser à la deuxième fois où nous sommes vus. Où elle m'a pris par la main pour nous éviter une pneumonie. Je ressentis encore chaque frisson comme lorsqu'elle m'a pris par la main. Je regardai la chair de poule monter sur ma main. C'était dingue l'effet que cela me faisait rien que de penser à elle. Je me reconcentrai sur le lieu où j'étais. Finalement, je finis par tomber sur Le cadeau. Je me dirigeai vers l'entrée et poussai la porte en verre de la boutique.
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Me revoilà avec une suite!
Je pense que le rythme des prochains chapitre sera meilleur.
J'ai juste un truc à vous dire, la suite risque d'être interessante...
En attendant, j'espère que ce chapitre vous plait.
Il n'était pas indispensable à l'histoire mais je voulais écrire quelque chose de plus léger
et mettant en scène la vie des garçons.
En tout cas, j'ai pris plaisir à l'écrire,
et vous j'espère que vous aurez pris plaisir à le lire...
J'attends vos avis.
Ah et juste une dernière chose.
Je suis juste dégoutée parce que ces cons d'allemands
font leur concert au Parc de Princes le jour de Mon anniversaire.
Je pense que le rythme des prochains chapitre sera meilleur.
J'ai juste un truc à vous dire, la suite risque d'être interessante...
En attendant, j'espère que ce chapitre vous plait.
Il n'était pas indispensable à l'histoire mais je voulais écrire quelque chose de plus léger
et mettant en scène la vie des garçons.
En tout cas, j'ai pris plaisir à l'écrire,
et vous j'espère que vous aurez pris plaisir à le lire...
J'attends vos avis.
Ah et juste une dernière chose.
Je suis juste dégoutée parce que ces cons d'allemands
font leur concert au Parc de Princes le jour de Mon anniversaire.
Pauline.