Chapitre 19

Chapitre 19







“ Andy? C'est Bill!... Ca va et toi?... Dis, je pensais à un truc. Pour l'anniversaire de Lili on pourait lui faire un petit déjeuner surprise, non?... Tu veux qu'on le fasse où?... Ok, chez toi!... D'accord, je leurs passerai!... Bisous!... A Vendredi.”

J'appuyai sur la touche rouge et me tournai vers les garçons, tous les trois confortablement installés sur le canapé de ma chambre. Vive le squattage. Mais j'aimais ça. Tous ces moments volés, fait à l'imprévu, qui cassait toute cette routine qui s'était installée malgré ce qu'on aurait pu penser. J'aimais cette routine, mais comme tout le monde, je m'en sentais parfois prisionnier. Et tous ces instants non programmés étaient les meilleurs à mon gout. Je pense que c'est ce qui fait que le groupe fonctionne encore.
Je m'assis sur un fauteuil à côté d'eux et les observer en train de se lancer des vannes à tout bout de champ.
“ Andy vous passe le bonjour.
- Il va bien?
Me questionna ma moitié, tentant de maintenir les mains de Georg à distance pour qu'il évite de tirer sur ses dreads
- Oui, ça va. Il a des partielles en ce moment alors il est un peu crevé...
- Il voit Lili?
Demanda Gustav. Georg lache les dreads de Tom!
- Mais alors dis lui qu'il arrête avec ses blagues vaseuses!
- Tom arrête avec tes blagues vaseuses s'il te plait!
Lança le batteur avec lassitude dans un soupire
J'explosai de rire tout seul comme un con de l'hillarité de la scène. Je les observai tous les trois dans la même position, me fixant en batant des cils, sans comprendre vraiment. Je me pinçai les lèvres pour calmer mon fou rire.
- Pardon...
Dis-je les lèvres pincées. Dites, vous pensez que ça va lui plaire le tourne-disque?
- Bah pourquoi ça lui plairait pas? Le sien vient de la lacher, ça tombe à pique!
Répliqua le bassiste avec conviction
- Ouais...
Dis-je septique. Roh, et moi qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui offrir...? Poursuivis-je en plaquant mes mains sur mes joues. On doit y être à quelle heure dans les locaux de l'émission?
- 20h45!
Répondit Georg sur de lui
- Et on passe à quelle heure?
- 21h50 à peu près...
Renchérit-il
Je fus étonné de voir à quel point il connaissait le programme, lui qui d'habitude ne se pressait pas pour arriver à l'heure...
- Non mais Georg, t'es tombé sur la tête?
Jeta mon jumeau d'un air faussement étonné
Il pensait à la même chose que moi. Je ne pouvais même plus parler sans me faire devancer. Foutue connexion de jumeaux!
- Bah... Quoi?
Demanda le concerné sans comprendre
- Depuis quand tu te soucis de l'heure le yéti?
Je repartis dans mon fou rire devant la tête de l'interessé qui ralait de plus belle. Puis nous cessions pour reprendre une conversation un peu plus constructive.
- Vous pensez que j'ai le temps de partir dans une petite ville voir ce que je peux trouver à Lili sans me faire repérer?
- Ouais, de toute façon, il n'est que quatre heures!
Répondit Gustav
- Ok!
Je me levai d'un bond
- J'appelle Saki!
Annonçai-je"



Je déhambullai dans les ruelles d'une petite ville autrichienne sans la moindre trouvaille en main. Je ne trouvai rien d'intéressant. Je trouvais un livre trop impresonnel. Les disques, elle en avait déjà une grosse collection et j'avais peur de lui en offrir qu'elle aurait déjà. Et concernant les vêtements, j'étais surement trop excentrique pour lui en offrir qui lui plairaient vraiment.
Découragé, je m'assis sur un banc, au milieu d'un jardin public. Il ne faisait pas très beau pour un mois de Mai. Le ciel était gris et je sentai le brouillard tomber et se poser sur mes épaules. Ce temps me fait déprimé à chaque fois, c'était une évidence. Puis je pensai encore à elle. A ses boucles pas assez rousses pour l'être. Ses yeux bleus. Sa petite bouche en coeur. Son corp frêle. Ses petites mains. Son rire cristalin. Sa douceur. Cette fragilité qu'elle émanait. Elle me manquait encore plus qu'au premier jour de mon départ alors que j'allais la revoir dans seulement deux jours. J'avais des fois cette impression de perdre pied. Que chaque chanson, chaque pensée, chaque pleur, chaque rire étaient pour elle. J'avais l'impression qu'elle me faisait vivre. Les jours sans coup de téléphone, sans entendre son rire ou rien que sa respiration me semblaient longs. Pourtant je savais que je m'accrochai à quelque chose de perdu. Accroché comme à une chanson qui nous vient en tête et dont on sait qu'elle repartira aussitôt. Comme la neige où l'on trace nos empreintes et qui fond sous nos pieds. C'était une cause perdue. Une cause perdue, certes. Mais qui méritait qu'on se batte pour elle. Parce que jamais, au grand jamais, je n'avais vu autant d'innocence et de failles dans un regard. Chacun de ses gestes, de ses traits, de ses mots étaient ancrés dans ma mémoire, et j'avais beau faire tous les efforts du monde, ils ne voulaient pas en sortir. J'étais comme marqué au fer de son prénom. Comme écorché vif de ses douleurs. Comme ébloui par sa douceur. Lili, c'était comme une étoile au milieu d'un ciel noir. Une étoile qui allait finir par partir et disparaître de ma vue.
Je soupirai de contrariété, et me relevai pour chasser toutes ces pensées négatives de ma tête. J'avais encore un cadeau à trouver et il ne me restait que vingt minutes. Je sentis quelques goutes me tomber sur le nez, puis beaucoup de gouttes et finalement il se mit à pleuvoir. Alors je courai jusqu'au premier endroit où m'abriter. C'est-à-dire le vitrine d'une bijouterie. Cela me fit penser à la deuxième fois où nous sommes vus. Où elle m'a pris par la main pour nous éviter une pneumonie. Je ressentis encore chaque frisson comme lorsqu'elle m'a pris par la main. Je regardai la chair de poule monter sur ma main. C'était dingue l'effet que cela me faisait rien que de penser à elle. Je me reconcentrai sur le lieu où j'étais. Finalement, je finis par tomber sur Le cadeau. Je me dirigeai vers l'entrée et poussai la porte en verre de la boutique.




________________________________________


Me revoilà avec une suite!
Je pense que le rythme des prochains chapitre sera meilleur.
J'ai juste un truc à vous dire, la suite risque d'être interessante...
En attendant, j'espère que ce chapitre vous plait.
Il n'était pas indispensable à l'histoire mais je voulais écrire quelque chose de plus léger
et mettant en scène la vie des garçons.
En tout cas, j'ai pris plaisir à l'écrire,
et vous j'espère que vous aurez pris plaisir à le lire...

J'attends vos avis.


Ah et juste une dernière chose.
Je suis juste dégoutée parce que ces cons d'allemands
font leur concert au Parc de Princes le jour de Mon anniversaire.




Pauline.


# Posté le dimanche 16 mars 2008 13:08

Chapitre 20

Chapitre 20



Minuit. J'étais dans mon lit, dans notre appartement à Hambourg. Je sélectionnai “envoyer” et regardai la petite enveloppe faire des vas et viends sur l'écran de mon portable. Envoyé. Je relus le message une énième fois.

“ La liberté et l'indépendance. Je sais que tu sauras en faire bon usage. Je te souhaite un joyeux anniversaire ma Lili. =) Bien à toi. Bill K.”

Je sens mon portable vibrer dans ma main et le porte à mon visage. Mon rythme cardiaque s'accélère. Je sens mon coeur battre trop fort dans ma poitrine. Un nouveau message de Lili.

“ Merci d'y avoir penser Bill. Ca me fait très plaisir. Je t'appelle ce week end. D'ici là, bonne promo. Bisous. Lili.”

Je n'aimais pas le fait de lui mentir encore. Culpabiliser une fois m'a bien assez suffit. Mais c'était un mal pour un bien, comme on dit. J'espérais juste à présent qu'elle aime la surprise que je lui avais préparé. Je fermai les yeux, et me laissé emporter par la fatigue.


Vendredi 15 Mai 2009. Jour-J. 8H58. Je filai sous la douche, plus stressé que jamais. Plus stressé qu'à l'attente du résultat pour une réconpense. Plus stressé qu'avant un concert de 10 000 personnes. Plus stressé que pour le fait d'avoir la voix fatiguée au début d'une tournée. Plus stressé que jamais pour un anniversaire. J'en ressortis dix minutes plus tard. La salle de bain ressemblait à un sonna. Je traçai un coeur sur le mirroir au dessus du lavabo. Je branchai le fer à lisser et courus jusqu'à ma chambre. J'enfilai des vêtements déjà choisis depuis un mois et m'inspectai devant la glace. Parfois, je me rigolai au nez. J'avais l'impression d'être l'une de ses collègiennes qui ont le beguin pour un garçon plus agé qu'elles. Et mon frère ne se privait pas de me le rappeler. Je repartis dans la salle de bain pour lisser mes cheveux. J'attrapais la laque et mettai ma tête en bas. J'aspergeai mes cheveux de produit, les secouai et relevai la tête d'un coup sec en me prenant -au passage- un coup dans le lavabo. C'était juste histoire de me donner du volume.
“ Aïe! Putain, ça fait mal! Gueuelai-je en me frotant la tête
Et manque de bol, mon bassiste préféré qui passait par là, n'en avait apparament pas perdu une miette puisqu'il se tordait de rire dans l'encadrement de la porte.
- Arrête de te moquer!
- Désolé, c'est plus fort que moi.
Enfin, c'est ce que j'ai compris entre deux rires de yenne!
- Toi, tu payes rien pour attendre!”
Je le poussai et lui claquai la porte au nez. J'allumai la radio et mis le son à fond pour éviter d'ententre ses éclats de rire à la con. Et s'en suivit une séance de maquillage plus que galère. Quarante minutes en tout. J'ai eu peur de ne jamais m'en sortir. Finallement le résultat était plus que plaisant. Je sortai de la pièce, tout joyeux et rejoignis les autres dans le salon. Tom et Gustav étaient installés devant la télé et je supposai Georg devant le miroir à batailler avec le fer à lisser. Qu'il se débrouille, cette fois-ci je ne l'aiderais pas! Mon jumeau siffla comme il sifflerait n'importe quelle gonzesse “digne du grand, beau, fort et sexy guitariste Tom Kaulitz”. Ou Tom et sa grande modestie...
“ Tu sors?
Me demanda t-il avec ironie
- Pff... t'es con! Dis-je en levant les yeux au ciel, exaspéré
- Sérieux, t'es class p'tit frère! Lança t-il plus sérieusement
- Oui, je sais! Chose que tu n'as pas...
Je lui souris malicieusement et partis dans la cuisisne boir un jus d'orange. Je ne pouvais pas manger, sinon je n'aurais plus faim...
- Georg, t'es prêt?!
Cria Gustav depuis le salon
- Ouais, deux minutes! Répliqua le bassiste depuis la salle de bain
Je repartis dans le salon, nous étions tous au complet et prêts à partir.
- Vous avez pris le tourne-disque?
Demanda Tom
- Oui, c'est bon, je l'ai! Répondit Gustav
- Et le gateau...?”
Je lui montrai mes bras portant l'énorme fraisier. Je dévalai les escaliers et m'installai dans le van, les attendant patiemment. J'étais beaucoup trop excité pour rester en place. Je fus vite rejoint par mes trois compagnons de route. Direction chez Andreas.
“ Alors c'est le jour-J?
Me demanda mon jumeau à l'oreille
- Ouais!
- T'es sur de toi?
Répliqua t-il presque inquiet
- On peut jamais être sur, mais je pense que oui!
- Bon courage alors! Et t'as intérêt de tout me raconter.
- A moi aussi!
Ajouta le bassiste
- Et à moi aussi, s'il te plait! Rajouta Gustav
- Bande de fouineurs va! Lança Saki à travers le rétroviseur
Il me fit un sourire compatissant et se reconcentra sur la route. Le tableau de bord affichait 9:45, et elle devait être là pour 10:00. Le van s'arrêta devant le batiment d'Andreas. J'ouvris la porte du van et attrapai le gateau. Puis je courus jusqu'à l'interphone où il m'ouvrit imédiatement. Je montai les escaliers quatre à quatre, trop impatient pour prendre l'ascenceur. Je frappai à la porte et il vint m'ouvrir. Je le serrai dans mes bras et partis dans sa cuisine mettre le gateau sur une assiette. J'entendis les autres arriver et se moquer de mon taux d'excitation. J'allais poser le gateau sur la table prête à accueillir un régiment. Il y avait à manger pour vingt. La troisième guerre mondiale pouvait venir, nous ne mourions pas de faim. Je me postai devant la fenêtre pour guetter son arrivée. Lorsque je la vis arriver, le soleil brillait si fort que j'aurais presque cru qu'il allait me bruler. Mon coeur battait si vite que j'avais l'impression qu'il allait exploser. Andreas, qui me parlait, me paraissait à des années lumières de moi. Il y avait juste Elle. Elle sur son vélo bleue. Elle portant une jupe blanche à volan et ses ballerines qui lui faisaient des pieds minuscules. Elle et une chemise noire en satin qui la rendait encore plus frêle. Elle et ses fines jambes qui pédalaient au milieu de la route. Elle et ses boucles blondes qui étaient moins longues me semblait-il.
Je me retournai vers les garçons qui m'observaient comme si j'étais un demeuré.
“ Elle est là...
Dis-je le souffle court
- Eh! Déstresse Bill! Fit Georg en me donnant une petite tape amicale dans le dos
Elle sonna à la porte et nous nous regardions tous dans le blanc des yeux, ne sachant pas trop quoi faire. Andreas nous dit de le suivre et il se dirrigea vers la porte. Il abaissa la poignée et mon coeur qui battait beaucoup trop vite. Il ouvrit la porte et elle releva la tête. Elle nous regarda tous un par un, ne sachant trop quoi faire.
- Bon anniversaire Lili!
Dit simplement Andreas
Elle le prit dans les bras et se mit sur la pointe des pieds pour poser son menton sur son épaule. Elle nous fit un sourire. Elle passa de bras en bras, un peu plus émue à chaque fois. Ce moment, je l'attendais depuis si longtemps que je me trouvai subitement moche et un peu gauche. Je ne savais plus quoi faire. Elle s'approcha de moi et prit ma tête entre ses mains pour poser un baiser sur mon front. Elle se colla à moi, sans pour autant me prendre dans ses bras. Je glissai ma main dans ses cheveux et posai un baiser parmis toutes ces boucles blondes. Je croisai le regard de mon jumeau qui nous regardait d'un air attendri. Elle se décolla de moi et nous observa tour à tour.
- Ca me fait bizarre de vous voir...
Lança t-elle d'un air géné. Comment vous avez su pour...
- Ton anniversaire? Demanda Tom en l'interrompant
Elle hocha la tête simplement.
- Roh, c'est rien! Juste Bill qui a cassé les pieds à David pour que l'on soit absoluement sur Hambourg pour ton anniversaire.
Elle se tourna vers moi et il me fit un clin d'oeil. Elle avait coupé ses cheveux. Un joli carré avec ses boucles encore plus bouclés, et ses cheveux un peu plus blonds, surement à cause du soleil. Sa mèche qui avant cachait son oeil droit avait pousser et avait bouclé aussi. Elle était jolie Lili. Elle ressemblait un peu plus encore à cette poupée qui était sur l'un des meubles, chez ma grand-mère. Elle s'avança timidement dans le salon et se retourna lorsqu'elle vit la table remplie de quoi servir dix petits déjeuners.
- Mais... qu'est-ce... c'est pour moi?
Demanda t-elle les larmes aux yeux en passant sa main dans ses cheveux
- Oui! Bon apétit! Dit Gustav tout joyeux
Nous nous sommes installés, elle en face de moi. Elle ne parlait pas, moi non plus. Juste des sourires génés et des regards fuyants. Qu'est-ce qui nous était arrivé? Les garçons eux, parlaient jusqu'à n'en plus pouvoir et moi je n'écoutais que d'une oreille, remuant la petite cueillière dans ma tasse de chocolat chaud. Je pensais à ce soir. C'était bizarre comme sensation. J'étais à la fois impatient d'y être, mais je ne pouvais pas m'empécher de ressentir de l'apréhension. Georg et Andreas se levèrent, ce qui me sortit de mes pensées. Ils revinrent avec les cadeaux. Lili se leva et ouvrit le notre. Le tourne-disque. Elle était tellement surprise qu'elle n'arrêtait pas de répéter qu'elle n'y croyait pas. Elle ouvrit ensuite celui d'Andreas. Une boite de fusin. Elle le remercia et le prit dans ses bras. Puis, je partis avec le gateau dans la cuisine pour rajouter 18 bougies. Andreas tira les rideaux et éteignit la lumière. J'attrapai mon appareil photo et déposa le gateau sur la table. Nous lui avons chanté un joyeux anniversaire. Et elle riait du niveau vocal de Gustav et Andreas.
- Fais un voeux Lili!
Lui demanda mon frère
- D'accord!
Elle se leva et se mit au dessus du gateau. Elle baissa la tête, faisant mine de réfléchir. Elle releva la tête et me regarda de ce regard que je détestais tant. Parce que ce regard, il aurait pu me faire faire n'importe quoi, et ça me faisait peur. Elle ferma les yeux et souria. Surement pour faire son voeux. Je la pris en photo et elle souffla ses bougies. Nous nous remettions dans le jour et commencions à manger le gateau.
- En plus, le fraisier c'est mon gateau préféré!
Avoua t-elle en portant son pouce à sa bouche
- Ah ouais? C'est marrant ça! Remercie Gustav, c'est lui qui l'a choisi! Déclara note bassiste
- En tout cas, merci! Je crois que je m'en rappellerai toute ma vie!
Je la regardais sourire. J'avais cette boule dans le ventre qui me remontait à la gorge. Je ne me comprenais plus. Elle était heureuse, c'était tout ce que je souhaitais, et pourtant je n'étais pas content. Je sentais mes yeux me bruler. Je me levai.
- Je reviends!
Dis-je d'un air faussement joyeux
Je pressai le pas jusqu'à la cuisne et me collai au mur. Je les écoutai rire et parler, et moi je n'avais qu'une envie. Pleurer. Elle allait partir et emporter un bout de moi avec elle sans s'en rendre compte. Je fus vite rejoint par mon jumeau qui posa une main réconfortente sur mon épaule. Il me sourit et me dit de me calmer, qu'on en parlerait à la maison, au calme. J'acquiessai et repartis avec lui.
- Excusez moi, j'étais en train de m'étouffer avec un bout de gateau.
- Ta gourmandise te tuera un jour Bill!
Répondit mon meilleur ami"
Je prenai l'appareil photo et le posai sur la table basse devant le canapé. Je demandai à tout le monde de me rejoindre et de se placer au dessus de l'appareil. Je programmai le minuteur. Nous avons fait une dizaine de photos comme ça, certaines plus jolies que d'autres. Certaines avec des grimaces et d'autres avec des sourires. Tous pris dans la boite en contre plongée pour souligner nos défauts. C'était marrant. Et ça rendait Lili heureuse. Rien d'autre ne comptait.



__________________________________________

Voilà, le chapitre 20 est en ligne.
Je crois que c'est l'un des chapitres que j'étais le plus impatiente d'écrire.
Et vous pouvez me croire, c'est loin d'être la fin de la journée...

Beaucoup m'ont demandé pourquoi je n'allais pas les voir le 21 Juin.
Pour la simple est bonne raison que le concert était prévu pour le 20,
donc le jour de mes épreuves du bac.
Et vous savez, j'habite quand même à 900 km de Paris,
donc un concert comme ça, ça se prépare.

En tout cas, je penserai à vous, si vous y allez.
D'ailleurs, qui y va?

Les commentaires et les visites baissent.
J'espère que ça vous plait toujours!
Comment remotiver les troupes...?

Et si je vous dis que le chapitre 21 arrivent mardi soir
si vous laissez 80 commentaires commentaires sur cet article,
vous le feriez?


Pauline.

# Posté le dimanche 23 mars 2008 10:41

Chapitre 21

Chapitre 21





Je montai les dix étages de l'immeuble de Lili avec un carton plein de petites bougies dans les bras. Arrivé sur le palier, je m'arrêtai deux minutes pour reprendre mon souffle et récupérai le panier pique-nique posé devant la porte. Je dévallai les escaliers et longeai l'immeuble jusqu'à arriver sur le vieux terrain de basket. Une chance pour moi, il n'y avait pas de vent. Ca aurait compliqué les choses... Je disposai une cinquantaine de bougies sur le rebord du terrain et les allumai au fur et à mesure. Je dépliai la couverture pour la mettre au centre, et posai le panier dessus.
Je m'assis par terre et observai le soleil se coucher peu à peu. Il état déjà huit heures. Les journées ralongeaient. Cela me mettait du baume coeur. J'aimais l'été et les longues journées qui vont avec. J'étais à la fois stressé et impatient. Je mettai ma main dans ma poche et me rassurai de n'avoir pas oublié mon cadeau. C'était déjà ça. Je me relevai et fis le chemin inverse pour me retrouver devant cette porte dont la peinture rouge avait sautée depuis longtemps. Je prenai une grande inspiration, et tappai à la porte, hésitant. Je tombai sur un Maxime apparament joyeux de me voir, puisqu'il se jeta sur moi.
“ Bill!!
Cria t-il entousiaste
- Salut bonhomme! Comment ça va? Dis-je en s'accroupissant pour être à sa hauteur
Je déposai un bisous sur sa joue et il me tira vers l'entrée en refermant la porte derrière nous.
- Bien et toi?
- Ca va, merci. Dis moi p'tit mec, elle est là ta soeur?
- Oui, elle est dans la chambre de maman!
Dit-il en chuchotant
- Ah! Et qu'est-ce qu'elle fait? Demandai-je sur le même ton
- Elle essaye une robe que maman lui a fait pour son anniversaire! Tu savais que c'était l'anniversaire de Lili toi?
- Oui, on lui a fêté ce matin!
- Ah oui c'est vrai, elle me l'a dit!
- Tu veux bien qu'on aille voir Lili?
- Oui, si tu veux!
- Faut faire doucement parce que c'est une surprise. Elle ne sait pas que je suis là!
- Ah d'accord! Suis-moi.
Il me faisait rire ce petit mec. Il avait beau être haut comme trois pommes, dans sa tête j'avais l'impression qu'il avait plus que quatre ans. Il me conduisit jusqu'à la chambre de sa maman et ouvrit la porte doucement. Lili était là, se scrutant dans le miroir sous toutes les coutures. Elle portait une robe bleue marine taillée sous sa poitrine et s'arrêtant au dessus de ses genous. Le haut était en satin et deux bretelles attachées par des boutons se croisaient dans son dos dénudé. Le reste de sa robe était des superpositions de morceaux de tule donnant du volume à sa robe.
- Bill! Viends voir!
Elle s'approcha de moi et me tira jusqu'au miroir où elle nous observa tous les deux, cote à cote.
- Alors, comment tu la trouves? Au faut, qu'est-ce que tu fais là?
Demanda t-elle en posant ses points sur les hanches.
Je me tournai vers sa mère, assise sur son lit et lui sourit.
- Très jolie robe. Vous auriez du faire couturière!
- Oui, ce que je me dis quand je la vois porter cette robe!
Répondit-elle en montrant sa fille de la tête
- Je peux vous l'enlever?
- Oui, tu peux!
Dit-elle dans un sourire réconfortant
Je prenai Lili par le bras et courus jusquà la sortie. Elle me demandait désespérément où est-ce que je l'emmenai et je lui répondais à chaque fois qu'elle verrait part elle-même. Nous dévalions les escaliers et sortions du batiment. Elle tira sur mon bras pour me ralentir.
- Bill, je suis pieds nus!
Elle me fit une moue attendrissante et je m'approchai d'elle pour la porter comme une princesse. Elle avait pas à l'air comme ça, mais cest qu'elle pesait lourd la petite Lili. Je refis le même chemin pour la troisième fois. J'arrivai devant le terrain où l'entrée n'était en fait qu'une partie du grillage coupée et un portail tout rouillé. Je la posai par terre, là où les arbres cachaient encore assez le terrain. Elle s'approcha en me jetant des coups d'oeil. Je la suivais, amusé de sa méfiance et posa mes mains sur ses épaules lorsqu'elle poussa le vieux portail. Elle se tourna vers moi, un peu déboussolée.
- C'est pour moi?
- Oui! Enfin... si ça t'interesse de pique-niquer en plein milieu d'un vieux terrain de basket avec une rock star un peu bizarroïde...
Je n'eus même pas le temps de finir ma phrase qu'elle se jeta dans mes bras pour éclater en sanglot. Je la serrai fort contre moi, jusqu'à l'étouffer.
- Oh non ma Lili! Pleure pas... J'aime pas quand tu pleures.
- Je suis contente de te connaître Bill...
Me dit-elle timidement en étouffant presque sa voix dans ma veste. Et qu'on soit si proche aussi!
- Moi aussi Lili. Moi aussi...
Répondis-je en caressant ses cheveux pour l'appaiser. Allé, viends, on va manger. Ajoutais-je en la prenant par la main. Tu as faim au moins?
- Oui, très!
Répliqua t-elle en essuyant ses larmes.
Elle s'assit près de moi, sur la couverture. Il faisait déjà nuit. La lueur des bougies et le halo des lampadaires nous éclairaient à peine. Mais malgrés la pénombre, je voyais ses yeux briller et la lumière des étoiles se poser sur ses boucles blondes. La brise soulevait lentement ses cheveux et elle ferma les yeux. Surement pour apprécier la douceur du printemps. Elle n'aurait pas pu être plus belle qu'à ce moment là, dans cette robe-là et ce jour-là. Tout la rendait jolie. De la méche de cheveux qui venait barrait son visage jusqu'à la moindre lueur de lumière qui venait recouvrir sa peau si claire. Sa petite bouche se fendit en un léger sourire.
-Ne me regarde pas comme ça Bill, ça me gène. Demanda t-elle en riant nerveusement
- T'es belle Lili.
Elle ouvrit les yeux et me sourit plus franchement. Je vis ses joues s'empourprer.
- T'es con Bill!
Répliqua t-elle amusée
- J'ai comme un air de déjà vu pas toi?
Je ne lui laissai pas le temps de répondre et poursuivis.
- Allé, mangeons. Je crois que c'est ton plat préféré en plus!
Je sortis le plat du panier et enlevai le papier aluminium.
- De l'omette à... aux...
- Aux escargots!
- Aux escargots?!
Dis-je étonné
Je fis une grimace de dégout, ce qui l'a fit beaucoup rire.
- Allé, fais pas cette tête! C'est très bon!
Dit-elle en commençant à manger sa part
- Euh non! Sans façon!
- Allé, Bill! Manges-en un petit bout au moins! Pour moi! Juste pour gouter
Me suplia t-elle en faisant les yeux doux
Comment résister? Elle approcha la fourchette de moi, et j'ouvris la bouche comme un bébé.
- Alors...?
Demanda t-elle toute fière d'elle
- C'est bon, j'avoue, c'est très bon!
- Allé, mange!
M'ordonna t-elle en me tendant une assiette. En tout cas Bill, c'est suculeux! Je savais pas que tu savais faire la cuisine! S'étonna t-elle faussement
- Ah-ah! Ah-ah! Ah-ah! Me forçai-je à faire. C'est très drole!
- Allé, boude pas! Je rigole!
Rigola t-elle en me pinçant la joue
- Tu remerciras plutot ta maman! C'est elle qui a tout fait!
- Oui, je m'en doutais. D'ailleurs elle était très bizarre aujourd'hui. Impossible de lui parler! Maintenant je sais pourquoi...
- Mais c'est pas fini encore! Tu te rends compte que j'ai du envoyé Saki acheter des fraises au marché rien que pour toi?
Dis-je en essayant de garder mon sérieux
Elle explosa de rire et je ne fis pas long feu. Et dire que cela n'était que du vent. Elle allait partir en emportant avec elle tous ces souvenirs et ce bout de moi. Je m'efforçais de ne pas y penser. Mais ça me semblait si dur parfois. Il y avait des jours où tout me paraissait triste. Même mes chansons les plus optimistes. Le jour où elle m'a annoncé son départ, j'aurais préféré ne pas être présent. J'aurais préféré qu'elle me tue en même temps que ses mots. J'aurais voulu qu'elle arrête deux secondes de contempler les étoiles pour détourner les yeux sur moi et qu'elle me dise qu'elle ne partait pas. Que c'était une mauvaise idée. Une mauvaise blague. Mais elle continua de regarder les étoiles, si sereine que ça en devenait énervant. J'avais l'impression que tous mes sentiments étaient transparants pour elle. Qu'elle ne les voyait pas. J'avais l'impression d'être dans une cage dont elle allait finir par s'échapper sans me laisser les clés. Mon Dieu, ce départ était tot. Beaucoup trop tot. Tellement tot que j'avais peur de ne pas le voir arriver. Peur de ne pas avoir le temps de vivre avec elle tout ce que j'aurais pu vivre. Peur de ne pas pouvoir lui dire tout ce que j'aurais du lui dire. Peur de ne pas avoir le courage et la force de l'empécher de partir. Peur de la voir disparaitre peu à peu de mon champs de vision jusqu'à n'ettre plus qu'un mirage. C'était surement ça. Un rêve. Un rêve dont j'allais me réveiler sans elle. Un rêve qui finirait en cauchemard. Lili était juste un rêve éveillé. Une leçon de courage. Elle me glissait entre les doigts.
- Bon alors, on les mange ces fraises?
Demandai-je
- Oh oui! Et comment!
Je sortis de la chantilly et m'en mis sur un doigt alors que Lili dévorait ses fraises. J'approchai mon doigt de sa joue et traçai un coeur dessus.
- Bill! Oh non!
Dit-elle, faisant mine de geindre
Je rigolai de sa tête et commençai à manger ces fameuses fraises qui -au passage- étaient délicieuses, en les trampant dans un bol de chantilly. Je sentis une main appuyer ma tête, et je me retrouvai le nez dans la chantilly. J'entendis Lili exploser de rire et je relevai lentement la tête. Cette fille pouvait être une vraie peste quand elle voulait.
- Alors toi, tu payes rien pour attendre!
Répliquai-je, tentant de paraitre menaçant
Je m'emparai de la bombe et Lili se leva en continuant de rire. Je lui courrai après et elle s'arrêta à bout de force. On ne peut pas rire et courrir en même temps!
- Bill, t'as un peu de chantilly là!
Dit-elle en touchant le bout de son nez
Elle rit de plus belle et tomba à genoux sur le sol. Je m'assis à côté d'elle et finis par m'allonger à bout de souffle. Elle se pencha vers moi, se rapprochant un peu plus à chacun de ses mouvements. Plus les milimètres s'effaçaient entre nous, plus mon coeur battait vite. Jusqu'à ne plus battre lorsqu'elle posa sa bouche sur mon nez pour recuillir la chantilly. J'y ai presque cru, qu'elle allait m'embrasser. Comme une gamine, j'y ai cru. Quel con! Je fermai les yeux pour apprécier le moment et les réouvris lorsque je ne sentis plus la chaleur de ses lèvres sur le bout de mon nez. Elle se releva, frotant sa jolie robe comme une petite fille et me tendit la main. Je la saisis et me relevai aussi.
- Bon, et si on allait finir de manger ces fraises?
Demanda t-elle
- Oui, ce serait bien!
Nous repartions nous assoir sur la couverture et finissions de manger les fraises en parlant de tout et de rien. Puis nous nous allongions après avoir ranger. Je ne sais pas combien de temps nous sommes rester là, à regarder les étoiles. Je ne sais pas non plus ce que j'ai ressentis à ce moment-là. Je me rappelle juste d'une chose. J'étais bien. Je regardais les étoiles, haut dans le ciel avec la tête de Lili reposant sur mon coeur qu'elle écoutait battre. Je le sais parce que je me rappelle avoir entendu une chose:
- Il bat lentement ton coeur.
- Ah oui?!
- Oui.
- C'est parce que je suis bien.
Répondis-je sur de moi
C'était la seule chose qui m'est apparu certaine à ce moment-là. J'étais bien. Et lorsque j'ai senti ses lèvres se poser sur ma joue, une chose m'est apparue limpide. Aussi limpide que les étoiles qui brillaient dans le ciel ce soir-là. Je l'aimais.
Elle m'a demandé de parler ensuite. De parler de ce que je voulais pourvu que je parle. Parce qu'elle aimait bien m'entendre parler. Ca l'appaisait soit disant. Alors j'ai parlé...
- Je vais te raconter quelque chose!
- Vas y!
- Un jour j'ai rencontré une fille. Ou une poupée. Je ne sais pas vraiment... J'étais un peu méfiant au début. J'ai toujours été méfiant quand quelqu'un rentre dans ma vie. Mais si tu l'aurais vu. Elle était tellement forte, jolie et réaliste. Je l'admire beaucoup tu sais. Je ne lui ai jamais dit. Par fierté peut être. Ou par pudeur. Mais je l'admire. Je l'admire comme jamais je n'ai admiré quelqu'un. Avec elle, j'ai l'impression que tout est plus beau. Et je crois que dans un sens elle a changé ma vie.
Elle n'était pas sencée savoir que c'était elle. Mais la vérité était là. Elle savait. Et dans un sens, c'était un poids en moins. C'était toujours ça d'avouer...
- Arrêtes Bill! Tu vas me faire pleurer!
Dit-elle les larmes aux yeux
Elle se déplaça pour se mettre complètement sur moi. Je devinai son sourire. Je devinai ses yeux se fermer. Je devinai toutes ces questions dans sa tête.
Je cherchai mon portable dans ma poche. Minuit. Il était peut être temps de ramener Cendrillon.
- Il est minuit Cendrillon!
- Déjà?
Demanda t-elle en relevant la tête et fronçant les sourcils
- Et oui!
- Oh non, je veux pas bouger! On est bien là!
Rala t-elle
Je me dégageai et me relevai.
- Ca te dit de clore la soirée comme il se doit?
Proprosai-je
- C'est-à-dire?
- Bah, on éteint les bougies une part une, tous les deux!
Elle hocha la tête et me prit par la main. S'en suivit ensuite un soufflage de bougies, jusqu'à arriver à la dernière. Au moment de souffler, je me rappelai d'une chose. Je pris Lili par le poigné pour la stopper et la fit s'assoir en face de moi. Chacun d'un côté de la bougie.
- Attends Lili.
Je sortis une petite boite en velour noire de ma poche et la glissait dans ses mains.
- Je te rassure c'est pas une demande en mariage!
Elle leva les yeux au ciel d'exaspération et ouvrit la boite. Deux perles de culture nacrées à mettre à ses oreilles. C'était ça que je lui avais acheté à la bijouterie. A la lueur de la bougie, je vis ses yeux briller.
- Elles te plaisent?
Elle hocha la tête doucement.
- Attends, je vais te les mettre.
Je les mis à ses oreilles et les regardais briller à la lumière.
- Elles te vont bien!
Je déposai un baiser sur son front et la relevai avant d'éteindre la dernière bougie. Je récupérai le panier et le carton de bougies. Je la fis grimper sur mon dos et lui fis des blagues pas drôles qui l'ont fit rire tout le long du chemin, pour détendre l'atmosphère. Arrivés devant l'entrée de son immeuble, je la fis descendre.
- Merci beaucoup Bill!
Elle entoura ma taille de ses petis bras. Je resserrai son entreinte.
- Joyeux anniversaire Lili!
Lui soufflai-je à l'oreille"
Je la sentis sourire contre moi et elle ressera ses bras autour de moi. Elle frissonna. De bien être ou de froid. Je ne sais pas. Elle se détacha de moi et poussa la porte d'entrée. Elle se retourna une dernière fois pour me faire un sourire. Sourire triste me semblait-il. Je m'en suis voulu. Je m'en suis voulu de ne pas avoir réussi à lui dire. J'aurais du mais c'était dur. Putain de fierté!


______________________________________




J'étais pressée d'écrire ce chapitre.
Quand j'imaginais cette fiction, je passai beaucoup de temps sur
comment mettre en scène l'anniversaire de Lili.
et de l'avoir écrit, ça me fait bizarre.
Mais je crois que c'est le plus long chapitre de cette fcition.
Donc j'attends une pluie de commentaires! xD

Omelette aux escargots?
J'ai jamais gouté mais je sais que ça existe.
Par contre je rafole des escargots! xD

J'espère que ce chapitre vous plaira.
Moi en tout cas, je l'aime bien.
Et j'en suis pas peu fière! =D

Avis, questions, suggestions, conseils.
Je prends tout!
<3



Pauline.

# Posté le dimanche 30 mars 2008 13:22

Chapitre 22

Chapitre 22




“ Ma Lili.

La Suisse. C'est beau la Suisse. Il fait gris ici. Le gris me fait déprimer. La fatigue se fait sentir, et heureusement pour nous, il ne reste que deux semaines. Dans quelques jours nous serons en France, pour la fête de la musique. Pourquoi n'y a t-il pas de fête pour la musique en Allemagne? Toujours est-il que je me réjouis de pouvoir y être encore une fois. J'espère que tes examens se passent bien et que tu ne stresse pas trop. Remarque complètement débile, puisque tu stresses forcément. En tout cas, il me tarde de rentrer et de vous revoir Andy et toi. Je t'envoie plein de bisous des trois loustiques et nous te souhaitons bonne chance.

Bien à toi.


Bill.”



Et c'était ça à chaque fois. Chaque ville, une nouvelle carte. Je lui avais promis avant mon départ, il y a de ça un mois. Elle voulait suivre notre parcours, pour avoir ce semblant d'impression d'être avec nous. Alors, j'avais trouvé ça. Lui envoyer des cartes postal. Ca devait être surement la vingtième, ou plus. Je relus la carte postale une dernière fois et demandai à Saki de la déposer dans une boit aux lettres. Nous n'avions que très peu de temps libre, alors je les écrivai pendant un trajet ou entre deux interviews. J'essayais d'imaginer son sourire à chaque carte postale qu'elle découvrait dans sa boite aux lettres. Nous étions dans le van, en direction de l'hotel. La nuit était tombée depuis longtemps et mes yeux se fermaient tous seuls. Je laissai tomber ma tête sur l'épaule de mon frère et fermai les yeux. Mon départ d'il y a un mois, me revint à l'esprit.


Flash Back

“ A dans un mois alors?
Dit-elle avec hésitation en s'approchant de moi
- A dans un mois. Affirmai-je
- Merci encore pour hier. Je te promets que les boucles ne me quiterons jamais!
- J'y compte bien!
Elle baissa la tête et regarda ses pieds. Je fis de même, géné de la situation. Nous étions derrière le van et les garçons attendant, assis sagement. Ou plutot, le nez collé à la vitre, épiant chacun de nos faits et gestes.
- Lili!
Dis-je la voix tremblante
Les larmes me montèrent aux yeux. Elle releva la tête, ses jolies yeux noyés dans ses larmes. Elle détourna le regard, en se pinçant la lèvre pour ne pas pleurer. Elle s'approcha de moi, un peu plus timidement et se colla à moi. Mon Dieu ce que c'était bon. Sentir son petit corps frèle contre le mien. J'enroulai ses jolies boucle blondes autour de mon doigt et respirai profondément pour ne pas pleurer.
- Allé Lili! Je reviends vite, tu ne verras même pas le temps passé. Et puis, il faut que tu te concentres sur tes examens maintenant, hein?
Lui chuchotai-je à l'oreille
Elle hocha la tête, contre mon torse et essuya ses petites larmes. Elle se recula légèrement, et je pris son visage entre mes mains. Je posai mes lèvres sur son front et fermai les yeux. Savourer. Je pris son poignet et posai mes lèvres sur une de ses petites veines bleutées. Comme la première fois que je l'ai quitté. C'était loin tout ça. Je sentis son pouls un peu rapide. J'avançai à reculons vers le van, sans la quitter des yeux. Elle me sourit timidement. Je montai au fond du van et me collai à la vitre arrière. Le moteur démarra, et nous avancions. Je regardai le corps de Lili s'éloigner peu à peu. Elle était là, les bras balants, regardant le van avancer, et ses cheveux qui revenaient sur visage à cause du vent, et sa robe volait dans l'air. Cette image, je voulais la garder près de moi. L'imprimer dans ma tête.


Fin du Flash Back



Je sentis le van s'arrêter, ce qui me réveilla. Nous étions passé par le sous-sol pour éviter les quelques courageuses fans qui attendaient notre retour depuis un certain temps déjà. Je montai dans ma chambre exténué, après avoir récupérer la clé. Je me laissais tomber sur le lit sans prendre la peine de passer sous la douche ou même me déshabiller. Je laissai mes yeux se refermer lentement. Tout ça me turait un jour...
J'entendis, la porte de ma chambre s'ouvrir et quelqu'un rentrer dedans à pas de loup. J'ouvris un oeil pour regarder l'heure sur le réveil. 23H35. Ca faisait à peine dix minutes que je m'étais assoupi et j'avais l'impression d'avoir dormi une nuit entière. Je me relevai lentement pour tomber sur Gustav qui était debout, devant mon lit. Je sursotai, surpris.
“ C'est Lili au téléphone, tu veux lui parler?
Me demanda t-il en me tendant le téléphone
Alors comme ça Lili et Gustav se téléphonaient sans que je sois au courant? Dire que je ne me suis pas senti jaloux ne serait-ce que quelques secondes aurait été cmplètement faux. Dire que je ne me suis pas senti con de penser que Gustav aurait pu me piquer Lili aurait été encore plus faux. Gustav, c'était pas le genre de types à piquer la dulcinée d'un autre. Je détestai cette possissivité un peu incontrolable. Et quand j'ai croisé le regard encouragant de Gustav, je me suis senti con d'avoir pensé ça de lui.
Je tendis la main vers le portable sans dire un mot et le portai à mon oreille.
- Lili?
Dis-je la voix cassée
- Bill, ça va? Je te réveille?
- Non, c'est bon, je dormais pas.
Mentis-je pour la rassurer
- Menteur! Tu dormais! Alors, comment ça va?
- Bien. Fatigué, mais ça va. Et toi?
- Je suis juste en panique totale pour mes exam', sinon ça va...
Annonça t-elle sur un ton faussement calme
- Je suis sure que tu auras ton diplome haut la main!
- J'espère... Demain, j'ai l'épreuve du théâtre. En plus, je joue une tragédie. Comme s'ils avaient pas pu nous donner une comédie! Roh je le sens pas, je le sens pas...
Je remarquai son débit de paroles plus que rapide lorsqu'elle était en état de stress
- Tu joues quoi?

- Médée de Corneille, un écrivain français. Tu dois pas connaître, c'est pas connu en Allemagne.....
- Tu insinues quoi là? Que je n'ai aucune culture?
Fis-je remarqué, faussement outré
Elle ria.Ca faisait un bien fou de l'entendre rire. Elle avait un rire communicatif et mélodieux. Je guettai Gustav du coin de l'oeil qui regardait par la fenêtre. Il me demanda si je voulais qu'il sorte. Je lui dis que non et me décalai pour lui faire de la place sur mon lit. Il s'assit à côté de moi et je mis le haut parleur.
- Lili, fais gaffe à ce que tu dis, j'ai mis le haut parleur.Il y a tous les garçons avec moi!
- Hein?
Dit-elle un peu paniquée
- Mais non, je déconne! Il n'y a que Gustav avec moi! Dis-je en rigolant
Je ne sais pas combien de temps, nous sommes restés comme ça, à papoter tous les trois. Le temps s'est arrêté. Enfin, c'est ce que je croyais, jusqu'à ce que je vois le soleil se lever. Mais j'étais bien. Lili, nous avait ressité son texte plusieurs fois pour s'entrainer. Et en l'écoutant faire son monologue, j'ai eu envie de la voir jouer. J'étais sur que c'était une bonne comédienne.
Je n'osais même pas imaginer les cernes que je devais avoir. A cet instant précis, je bénissais celui qui avait inventé le maquillage. Nous raccrochions après lui avoir souhaité mille fois bonne chance. Elle n'en avait pas besoin. Elle était douée, je le savais. C'était juste pour la rassurer. Lili, c'était ce bout de femme de même pas 1m60 mais qui savait s'imposer. Elle voulait paraitre forte, elle l'était. Mais Lili, elle manquait surtout et cruellement de confiance en elle. Elle ne le montrait pas mais je voyais parfois cette lueur de peur briller dans ses yeux, ou ce voile d'inquiétude naitre dans sa voix. Comment pouvais-je savoir ça? Pour l'avoir tant de fois observé, détaillé, admiré, je le savais. C'est tout. Lili, c'était une source d'admiration et de contemplation sans fin. Je ne me lasserais jamais de la regarder...



________________________________________



Chapitre 22 en ligne!
Je suis vraiment désolée pour l'attente.
Mais j'ai eu pas mal de contrôles et pas assez de temps.
Il me reste encore une semaine avant les vacances!
" Courage Pauline! " >.<

En tout cas, j'espère que ce chapitre vous plaira.
Il n'est pas important, ni indispensable.
Disons que c'est un truc léger avant d'attaquer le plus gros.
Oui parce que la suite, mes demoiselles, ça va être du lourd.
Et j'ai un marché à vous proposer.
Le chapitre 23 est déjà écrit.
il ne tient qu'à vous de l'avoir plus tot... ou pas!

J'vous bisouille!



Pauline.

# Posté le dimanche 13 avril 2008 10:38

Apartée

Apartée


C'est à la mode en ce moment. Disons que pour facilitier les choses, j'aimerais que vous vous inscriviez ici pour être prévenu de la suite.




Pauline.

# Posté le dimanche 13 avril 2008 10:42