Chapitre 23

Chapitre 23



Ce n'était pas elle.
Il y avait cette fille minuscule, compressée par toutes ces fans en furie. Ses boucles blondes brillaient au soleil qui nous enveloppait dans une douce chaleur. La musique affluait dans mes veines et je n'avais d'yeux que pour elle. Elle portait une robe blanche. Comme celle qu'elle portait la première fois où je l'ai vu. Elle avait de grands yeux dont je ne saurais dire la couleur. J'étais trop loin pour le voir. Mais elle était plantée là, immobile, à nous observer dans les moindres détails. Cela me génait presque. Mais j'étais tellement persuadé que c'était elle, que je ne savais détacher mes yeux d'elle.
Ce n'était pas elle.
Le plus dur était de continuer le show. Petit show, certes. Ne laisser paraitre aucun sentiment. Faire comme si de rien était. Jouer sur scène. Si j'en avais eu la possibilité, je me serais assis et j'aurais continuer mon observation pour savoir si c'était vraiment elle. Parce qu'elle avait beau lui ressembler. Elle avait beau avoir la même robe, les mêmes cheveux, la même taille, le même visage, je ne ressentais pas la même chose qu'à la normale. Lorsque Lili posait ses yeux sur moi, je ressentais, je vivais, je m'impréniais de sa douceur. Alors que là, je ne ressentais que de la gène.
Ce n'était pas elle.
Trois chansons. Trois putain de chansons. Jamais chanter ne m'avait parru si peu... naturel. Même lorsque je faisais du playback, cela semblait moins faux. Cette fille que je croyais connaitre arrivait à me démunir à plus de dix mètres de moi. Comment cela était t-il possible? Lili m'avait-elle rendu aussi vulnérable que ça? Oui, j'étais vulnérable. Parce que Lili, c'était devenu l'un de mes points faibles, et peut être le plus important en ce moment.
Ce n'était pas elle.
J'avais l'impression d'être spectateur de la scène, de mon corps, de tout. J'avais l'horrible impression d'être dans le brouillard, dans un rêve. Que mon corps était bien sur cette scène, en France, devant Lili ou son sosie, et pourtant mon esprit était ailleurs. Je ne me l'expliquais pas, et je ne l'expliquerais probablement jamais. Je ressentais juste la chaleur de cette journée d'été, et les pulsations de la baterie en osmose avec les battements de mon coeur.
Ce n'était pas elle.
Lorsque nous avons du sortir de scène, ce fut comme un soulagement. J'avais à la fois envie de rester pour avoir la certitude que c'était bien elle, et je voulais me coucher et attendre le lendemain matin rien que pour me dire que nous serions un autre jour et que, forcément, ça se passerait différemment. Je voulais juste oublier. Oublier. Oublier. Oublier. Oublier.
Ce n'était pas elle.
Nous étions dans les coulisses et jamais l'impression de tourner en rond comme un lion en cage ne m'est apparu plus vrai. Je répétais toujours et inlassablement la même phrase. Il fallait que je sache. Le doute me rongeait. Heureusement pour moi, les garçons n'étaient pas entre ces quatres murs oppressants. Qu'auraient-ils pensé de moi? Je ne sais pas. Ils me prendraient surement pour un fou. Et ils auraient raison. Je devenais fou. Je devenais fou d'amour et j'allais finir par en crever. Je sentis les larmes noyer mes yeux. J'avais les nefs en pelotte de laine dont je ne trouvais pas le bout. J'allais finir par craquer.
Ce n'était pas elle.
J'avais espéré que ce soit elle. Oh Dieu seul sait combien je l'ai espéré. Mais au fond, je savais. Je savais que ce n'était pas elle. Voilà pourquoi j'étais au bord des larmes. La déception. Putain ce que ça pouvait faire mal! Je traversais un couloir, pommé comme jamais. Les larmes rendaient ma vue floux et je sentais mon corps s'affaisser sous le poids de la chaleur. Je tournais la tête dans toutes les directions sans savoir où aller.
Ce n'était pas elle.
Je ne saurais dire si c'était notre lien de jumeau ou si ce sont mes brides de phrases que je persevais comme un murmure mais qui en réalité était un cri de détresse. Mais il m'est apparu comme une bouée de sauvetage. Il courrait dans le couloir jusqu'à ma rencontre et me pris par les épaules. Et il m'observa. Je jonglais de sa pupille droite à sa pupille gauche. Pour y chercher du réconfort.
“ Elle était là, hein? Tu l'as vu toi aussi? Dans le public! Elle... elle avait un robe blanche! C'était elle, hein Tom? Hein que c'était-elle?
Il en suffisait de peu pour que les larmes franchissent la barière de mes yeux. Ce fut son soupire d'inquiètude. J'éclatai en sanglots et il m'ouvrit ses bras. Rien ne pouvait être plus réconfortant que les bras de mon jumeau. J'enroulais une de ses dreads autour de mes doigts, comme lorsque j'était plus jeune.
- C'est vrai qu'elle lui ressemblait beaucoup Bill. Mais ce n'était pas. Et tu le sais...
Me chuchota t-il à l'oreille
- Je deviends fou Tom. Je... je sais pas ce qui m'arrive. Je crois que je suis en train de devenir complètement dingue. Aide moi! Dis-je dans un sanglot
- Chut!! Calme toi Bill... Calme toi...”
Je me calmais au rythme de sa douce main qui faisait des allés retours dans mon dos. J'avais besoin de lui plus que jamais et il le savait. Tom, c'était celui qui ne m'avait jamais déçu. Et il ne me décevrais jamais...
Ce n'était pas elle.



______________________________________________


Chapitre 23.
Pas très long, certes. Mais moi, je le trouve lourd en émotion.
Je me suis émue toute seule en le relisant... xD
En tout cas, j'espère qu'il vous plaira!

Je suis en vacances!
Ca fait du bien!!
Je pense que pendant les deux semaines à venir,
les mises à jour seront plus fréquentes.
Ne tiends qu'à vous d'avoir plusieurs chapitres, aussi!
En tout cas, j'en ai un en réserve là... =P


Bon courage pour celles qui reprennent les cours!
Et bonnes vacances pour les autres! =D


Pauline, qui vous aime fort!

# Posté le dimanche 20 avril 2008 14:10

Chapitre 24

Chapitre 24

Nous étions de retour à la maison. Dans notre maison. La vraie. Celle où j'avais appris à marcher, faire du vélo et chanter. Lorsque je revenais chez moi, c'était toujours cette même impression. La découverte. J'avais l'impression de redécouvrir ma maison à chaque fois. Et pourtant, je m'y sentais toujours chez moi. Un sentiment que j'avais tendance à oublier, parfois. J'avais fini par perdre le Nord, à rouler sur les routes à travers l'Europe. Chaque paysage m'était inconnu et je repensais souvent à ma maison. Et lorsque je rentrais chez moi et m'appercevais que rien n'avait changé, c'était un soulagement. C'était comme si le temps se suspendait à chacun de nos départs et qu'il reprenait son cours lorsque nous rentrions.
Lorsque j'ai ouvert la porte, le première chose que j'ai senti, c'est cette masse de poils à quatre pattes qui m'a sauté dessus. Le chien. J'avais beau l'aimer, il était pesant, des fois. Puis, je suis rentré dans la cuisne et ai observé ma maman quelques instants à l'embrasure de la porte. Elle était là, accroupie devant le four, surveillant surement un de ses nombreux gateaux qu'elle aimait nous faire lorsque nous étions petits. Je donnai quelques coups contre le porte, pour lui signaler ma présence. Elle se releva subitement et vint me prendre dans ses bras. Ce que c'était bon de retrouver l'étreinte d'une mère! Elle était beaucoup plus petite que moi et ce depuis mes 13 ans, et pourtant j'avais toujours cette impression d'être l'enfant que j'ai été lorsque je plongeais mes yeux dans les siens, identiques. Je la regardais passer devant moi et prendre mon frangin dans ses bras. Tom, il jouait le gros dur mais il a toujours attaché une importance particulière à notre mère. C'était pas du genre à l'appeler tous les soirs, mais je savais que lors de nos nombreuses et longues absence, celle qui lui manquait le plus, c'était maman. Il se défit de ses bras et grimpa les escaliers.
“ Alors mon ange, comment ça va?
- Ca va! Ca fait du bien d'être en vacances! Et toi?
Répondis-je en m'affalant sur une chaise
- Je vais bien. J'ai posé une semaine histoire de profiter de vous, un peu. Je suppose que vous partez un peu après?
- Euh... c'est-à-dire qu'on va surement rester sur Hambourg, je pense!
Dis-je géné
- Tu veux un thé?
J'hochais la tête. Oui, nous avions beau être en été, il faisait frais et la pluie ne cessait de tomber depuis la veille.
- Comment ça se fait que vous ne partez pas? Pour une fois que vous êtes en vacances, autant en profitant non?
Demanda t-elle en fronçant les sourcils
Lorsqu'elle fronçait les sourcils, chez elle, c'était un signe d'incompréhension. Miantenant, je comprenais mieux d'où me venaient tout ces tics. Elle posa une tasse fumante sur la table et s'assit en face de moi.
- Je... je t'ai déjà parlé de Lili?
Je vis un sourire s'étirer sur ses lèvres. Elle faisait toujours cela lorsque je parlais d'une fille. S'imaginant toujours la même chose... Mais cette fois-ci, elle n'avait pas tout à fait tord.
- Celle pour qui tu nous as cassé les pieds à Noël pour deux vynils?
Demanda t-elle sur le ton de la moquerie
Dit comme ça... Ca doit être drole. Mais ce jour-là, j'avais mes raisons pour être chiant.
- Oui... Oui, c'est elle!
Dis-je en rougissant
- Amoureux? Me questiona t-elle en portant sa tasse à ses lèvres
- C'est assez compliqué maman... Et long surtout!
- J'ai tout mon temps Bill.
Répondit-elle en me souriant tendrement
Alors j'ai essayé. Tenté de tout lui expliquer. Du début jusqu'à ce jour précis. En essayant de lui faire comprendre chaque sentiment et émotion que je pouvais ressentir grace à Lili. Ce jour-là, je suis passé par tout. Nostalgie. Angoisse. Joie. Regrets. Peur. Mes envies. Mes doutes. Mon amour. Tout. Je crois que je ne me suis jamais autant livré à ma mère qu'à cet instant précis. J'ai tenté de décrire Lili dans les moindres détails. De chaque vêtement qu'elle a pu porté toutes les fois où je l'ai vu, jusqu'au moindre grain de beauté visible sur son visage. J'en ai lu des expressions sur le visage de ma mère cet après-midi là. J'ai vu ses sourcils se froncer, ses yeux se plisser, ses lèvres s'étirer et les larmes venir au bord de ses jolis yeux marrons. Le plus dur à raconter fut son départ, ou du moins tout ce qui le concernait... Pour la première fois, j'en parlais sans avoir mal, sans sentir cette boule se serrer dans ma gorge. A croire que j'avais fini par m'y faire... C'était impensable, inimaginable, iréel. Je ne n'y étais jamais fait et je ne m'y ferais jamais.
“Voilà... tu sais tout.
- Elle doit être exceptionnelle ta Lili pour que tu en parles ainsi...
Me dit-elle en souriant
- Oui... Elle l'est. Tu devrais voir ses yeux mamans. Quand ses yeux brilles, j'ai l'impression de voir la plus belle chose qu'il puisse exister sur cette Terre. Je ne sais même pas comment t'expliquer pourquoi ni comment. C'est comme ça... Tout doit être comme ça, je suppose. Mais elle me fait un effet dingue. Je te parle pas de sexe ou quoi que ce soit! Je sais pas... Je peux pas t'expliquer. Quand je la vois, j'ai l'impression que mon coeur va exploser.
- Ah! C'est beau l'amour!
Ajouta t-elle
Je riai de son air réveur et reprenai mon sérieux en pensant à ce que j'allais lui demander. J'avais toujours été pudique sur mes sentiments avec ma mère, et lui demander cela me fit peur. C'était presque de l'angoisse. Ou la honte, paut être. Je me trouvais si ridicule parfois...
- Maman? Tu ferais quoi toi, à ma place?
Demandai-je en la regardant dans les yeux
J'y vis tellement de choses dans ses yeux. Sa fierté. Son admiration. Son amour. C'était peut être trop intense pour moi. Ou c'était peut être juste les nerfs, la pression qui lachait. Mais je me suis mis à pleurer. Ma mère recula sa chaise et tapota ses genoux pour m'inviter à m'assoir sur elle. Je me levai timidement, tête bessée et je me suis assis sur genoux. J'ai posé ma tête sur son épaule et me suis revu petit. Je laissai mes larmes couler silencieusement au rythme de sa main glissant sur mon dos.
- Came toi Bill. Ca va aller! Ca va aller...
Me murmura t-elle à l'oreille
Peut être aimais-je autant Lili pour cette raison? Ou peut-être était-ce juste une coincidence? Mais je retrouvais la douceur de Maman dans les gestes de Lili. Elle aimanait l'assurance, le réconfort, la douceur. Comme une mère. Et j'essayai d'imaginer un instant, l'appaisement que pouvait ressentir Maxime quand sa grande soeur le prenait dans ses bras.
- Il faut que tu te repose et que tu fasses le vide. Penses y calmement. Tu vas finir par te rendre malade!
C'en était trop. A travers ses mots, je sentais le ridicule, l'absurde. Elle ne me prenait pas au sérieux. Je me levai subitement et me plantai devant elle, attendant surement une quelconque excuse de sa part. Elle n'a surement pas compris puisque rien ne vint.
- Tu entends quoi là? Que c'est pas sérieux? Que c'est juste un caprice? Mais tu ne comprends rien maman! Je l'aime. Si tu avais la moindre idée à quel point, je l'aime. Elle me nourit. Elle me rend plus fort. C'est comme quand tu bois de l'eau après avoir courru un marathon. Tu ne t'imagines même pas à quel point j'ai besoin d'elle. Si elle part... Si elle part, je crois que je...
Je n'ai pas réussi à finir ma phrase, étouffé par mes sanglots. Elle se leva lentement et me prit dans ses bras.
- C'est pas à moi que tu dois dire tout ça Bill. C'est à elle. Tu peux pas la laisser filer sans rien faire... Tu le sais ça! C'est pas contre elle que tu dois te battre, c'est contre toi. C'est toi-même qui t'empèche de lui dire.
Je me défis de ses bras et essayai de récupérer toute la force qu'elle pouvait me donner à travers ses yeux.
- Merci maman...






Je longeai ce couloir qui me paraissait tout à coup plus long, opressant. Je m'arrêtai devant cette porte en bois sans savoir quoi faire. Je contemplai les lignes du bois comme si ma vie en dépendait. C'était surtout un moyen de faire passer le temps en attendant un miracle. En attendant que mon frère se rende compte de ma présence et de mon mal être. Jamais je ne m'étais senti aussi mal dans ma peau. Je crois que j'aurais préféré qu'on m'achève plutot que de rester comme ça. C'était la chose la plus indescriptible qui soit et pourant c'était celle que j'avais ressenti le plus fortement dans ma vie. Je ne comprenais même pas comment j'avais pu faire un rêve comme celui-ci. C'était à la fois tellement réel et impossible. J'étais perdu entre le rêve et la réalité. Je fnissai par poser ma main sur la porte et la faire glisser jusqu'à la poignet que j'abaissai lentement. Je pénétrai dans la pièce plongée dans le noir et refermai la porte derrière moi. Je m'immobilisai un instant pour écouter la respiration lente et régulière de mon jumeau. Je regardai attentivement la couette se lever et baisser. Voir Lili morte dans un rêve m'avait mis dans une telle angoisse, que j'en avais peur de retrouver mon frère, mort, dans son lit. J'essayai de chasser ces images de ma tête et m'avançai lentement jusqu'à son lit. Je soulevai la couverture et me glisser dans les draps pour me coller timidement contre le corps chaud de mon grand frère. Je restai les yeux rivés sur lui, attendant la moindre réaction de sa part. Il se tourna vers moi, et ouvrit des yeux fatigués.
“ Bill?
Dit-il d'une voix endormie
- Je peux dormir avec toi, Tomi? J'ai fait un cauchemard! Demandai-je timidement
- Oui! Allé, viends là! Répondit-il en m'ouvrant ses bras


_____________________________________


Voilà! Chapitre 24 en ligne.
J'avais envie de faire une longue discussion entre Bill et sa maman
à propos de Lili.
J'y ai passé beaucoup de temps su ce chapitre.
Il m'a donné du fil à retordre...
On dirait pas comme ça, mais écrire une discution mére/fils, c'est pas facil.
Enfin, moi je trouve!
Bref. J'espère que ça vous plait... =S

Et puis vous découvrez quelque chose.
Peut être anodin pour vous, mais qui aura son importance dans la suite de l'histoire...
Je ne vous en dis pas plus...

Sinon, mes vacances ça va!
En fait, je fous carrément rien.
Et c'est la dèche totale, parce qu'il y a pas de soleil.
Et que moi j'suis comme le Bill de ma fiction, le gris me fait déprimer!


En tout cas, j'attends vos avis avec impatience.
Ah! Et on peut pas dire que je sois teès chiante hein?
Parce que j'aimerais beaucoup lire de longs commentaires super constructifs.
Ou si vous n'avez pas d'inspiration, racontez moi votre vie! =D


Ah oui j'oubliais!! J'ai fait un blog avec copine et
on peut pas dire que ce soit la bousculade des visites ou des commentaires.
C'est par ici:
double-c0piright-x

Pix: So cute! il peut être totalement craquant quand il veut le p'tit Kaulitz! o_O


Des bisous! <3




Pauline.


# Posté le mercredi 23 avril 2008 05:32

Modifié le mercredi 23 avril 2008 05:54

Chapitre 25

Chapitre 25

Nous étions rentrés à Hambourg depuis maintenant une semaine. Je n'avais pas encore vu Lili et l'impatience se faisait de plus en plus grande. Si bien que j'essayais de me distraire par tous les moyens pour éviter d'y penser. A ce moment-là, j'étais assis en tailleur sur mon lit à gribouiller un début de chanson. J'étais simplement vétu d'un t-shirt et d'un pantalon en lin. Je n'étais ni maquillé ni coiffé. La fenêtre était grande ouverte laissant entrer le vent chaud et léger de l'été. J'étais bien. Juste bien. Je n'étais ni triste. Ni joyeux. J'étais bien. Apaisé. Je ne pensais à rien, si ce n'est à comment faire rimer les deux phrases que je venais d'écrire. Cela faisait du bien de retrouver un semblant de vie normale. De retrouver le gout d'écrire et de se casser la tête à coucher un texte sur papier. Parce qu'il fallait bien le dire, ces dernières semaines je n'avais pas été très créatif. Je m'étonnais moi-même de vouloir écrire à tout prix. Ce que je trouvais plus surprenant encore, c'est le fait que j'aille auss bien à un mois et demi de son départ. Mais je n'allais pas m'en plaindre. Des nouvelles de Lili? La dernière fois que je l'avais eu au téléphone c'était il y a un peu plus d'une semaine. Elle m'expliquait qu'elle n'avait pas beaucoup de temps pour elle. Elle enchainait répétitions sur répétitions pour une pièce de théâtre qu'elle jouait demain. Elle travaillait dans un fast food pendant son temps libre pour accumuler le plus d'argent possible avant son départ. Elle jonglait entre le ménage chez elle et les trajets de son immeuble jusqu'à l'école de son petit frère. Et elle m'avait avoué qu'elle avait décroché son diplome avec une mention bien et quelle en avait pleuré de joie. Depuis, j'avais des nouvelles par Andreas ou par Gustav qui l'appelait régulièrement. Elle m'envoyait un message de temps en temps me disant qu'elle pensait à moi et qu'elle espérait venir nous voir bientot. Je l'espérait aussi. En fait, je n'attendais que cela. L'appartement était plongé dans le calme le plus complet. Seuls les bruits des voitures rompaient le silence. C'était paisible. C'était bien. J'étais seul cet après midi-là. Tom et Georg voulaient acheter de nouvelles gutaires et de nouvelles basses et Gustav les avait suivi pour jeter un coup d'oeil aux vynils.
J'entendis la porte d'entrée claquer et des éclats de rire. Je restais sur mon lit, beaucoup trop bien installé pour bouger. J'entendis Tom m'appeler depuis le salon et demander où est-ce que j'étais. Je soupirais. Fallait pas espérer. Ici le calme, ça ne durait pas bien longtemps... On frappa à la porte de ma chambre. Je répondis d'entrer avec lassitude. La porte s'ouvrit et je tournai la tête pour tomber dans les jolis yeux bleus de... Lili. Je m'attendais à tout sauf à ça. Je la détaillais sans gène de la tête aux pieds. Elle portait une mini jupe en jean dénudant ses fines jambes blanches. Elle portait de vieilles converses toutes trouées et un t-shirt trop grand pour elle. Elle portait un sac en bandolière et ses cheveux étaient coincés sur le haut de sa tête avec un piceau. Elle jeta un coup d'oeil à ma chambre qui était tout simplement un vrai champs de bataille. A ce moment-là, je me sentis géné. Elle ria.
“ T'inquiète pas pour ça. Je m'en fous.
Dit-elle en riant. Bonjour quand même! Ajouta t-elle en s'approchant de moi
Elle me colla un bisous sur la joue et s'assit à côté de moi.
- Je pensais pas te voir si tot. Ca me fait plaisir quand même! Comment tu vas?
- Bien. Un peu débordée mais ça va.
- Ouais, je connais...
Elle bascula en arrière et se laisssa tomber sur le lit.
- J'en ai marre de courire à droite et à gauche. Ca me fatigue!
Dit-elle en fermant les yeux. Et toi sinon quoi de neuf?
- Oh, rien de très spécial. Ca m'a fait du bien de rentrer chez moi. C'est pesant des fois, d'être loin de tout. J'ai l'impression de me perdre un peu...
- Tant que tu t'en rends compte... C'est le jour où tu changeras vraiment sans le voir que ça n'ira plus.
- Oui, c'est sur...
Répondis-je dans un soupire
- Je me levai et me plantai au milieu de ma chambre. Il n'y avait pas à dire, c'était vraiment le gros bordel!
- C'est vrai que c'est vraiment le foutoir ici.
Remarquai-je plus pour moi qu'autre chose
J'entendis Lili rire un peu et se lever à son tour. Elle se pencha à la fenêtre et je m'installai à côté d'elle. Elle commença à ressiter quelque chose. Son texte pour sa représentation de demain, je supposais...
- C'est quoi?
- Macbeth de Shakespeare.
- Oh! Stressée?
- Non, ça va... Enfin, si. Je suis toujours stressée la veille de monter sur scène. Je crois que c'est le seul truc qui ne me perdra jamais!
- Roh, je suis sure que tu t'en sortiras très bien! Tu joues bien, il n'y a pas de raison...
- Oui, c'est ce qu'on dit!
Dit-elle en prenant la pose
Elle se dirigea vers mon bureau. Je la suivis du regard.
- Un début de chanson?
Demanda t-elle en secouant une feuille entre ses doigts
- Oui. C'est pas fameux mais bon... Ca m'est venu à l'esprit, donc j'ai écrit.
- J'ai toujours été curieuse de voir comment les auteurs écrivaient...
- Oh! Ca n'a rien d'exceptionnel. Moi en tout cas, j'écris n'importe où n'importe quand.Ca peut être une chanson entière comme deux phrases. Ca vient comme ça... Je force jamais le truc, en général le résultat n'est pas très bon...
- Hum hum!
Répondit-elle en fouillant mon bureau
- Mais, t'es pire qu'un fouine ma parole!
- Oui, j'avoue, je suis très curieuse.
Dit-elle en riant
Je m'approchai d'elle et la prit dans mes bras. Elle devait se demander parfois, qu'est-ce qu'il me prenait. C'était inexplicable. Il y avait juste ce petit corps frêle devant moi, que j'aimais tant. Et il y avait cette cruelle envie que j'avais, de la prendre dans mes bras. Alors je la prenai contre moi, sans me poser de questions, sans faire attention à quelle pourrait être la réaction. Qualité. Défaut. Je ne sais pas. Mais c'était plus fort que moi et incontrolable. C'était comme manger ou respirer. Ca m'était juste indispensable. Je la serrai aussi fort qu'il me l'était permis et humais son parfum. Elle ne mettait pas de parfum. Mais elle avait l'odeur du soleil et du bonheur. Je faisai glisser mes doigts dans sa nuque. Elle frissonna. Je souris à cette réaction et déposai un baiser sur son front.
- Tu m'as manqué Lili!
Lui murmurai-je à l'oreille
- Toi aussi, tu m'as manqué.
Elle se défit de mon entreinte et me regarda dans les yeux. J'aurais pu rester là, des heures. A détailler chaque nuance de bleu, chaque fibre, chaque sentiment qu'elle portait dans ses jolis yeux. Je posai ma main sur sa joue et la caresser tendrement. Je faisai glisser chaque courbe de son visage sous ma main. C'était indescirtible. Le contact de sa peau sur la mienne. Je caressai ses lèvres de mon pouce et senti des petits bouts de peau venir me chatouiller. Elle avait les lèvres gercées. C'était dur de résister. J'aurais voulu m'approcher un peu plus d'elle encore, serrer sa fine taille de mes bras et poser mes lèvres sur les siennes.
- Tu as les lèvres gercées Lili."
Elle souria. Je ne sais pourquoi j'ai chochoté. Peut ête la peur que le vent emporte ces mots avec lui. Peut être la peur que de parler à voix haute brise la beauté de l'instant. Peut être la douceur de mes gestes qui m'empéchait de parler, tout simplement. J'attrapai un tube de baume pour les lèvres qui trainait au bord de mon lit et lui en appliquait. Mes gestes étaient lents, maladroits et imprécis. Ce n'était que du baume à lui appliquer sur les lèvres. Pourtant, jamais je ne m'étais senti si proche d'elle qu'à cet instant. Il y avait cette jolie bouche en coeur qui m'appelait et mon coeur qui tambourinait dans ma poitrine. C'était comme arriver sur la plage et avoir à tout prix envie de se baigner. C'était comme le besoin de boire de l'eau après avoir mangé du sel. C'était comme un appel à l'éveil de mes sens et je ne savais y résiter. Alors, en lui mettant peut être un peu trop de ce baume à lèvres, j'approchai mon visage du sien. Comme si mes lèvres étaient émantées aux siennes. Je gardai les yeux rivés sur elle, attendant une quelconque réaction. Réaction que ne vint jamais... Alors je posai doucement, tendrement mes lèvres sur les siennes. C'était l'explosion. Les papillons dans le ventre. Les larmes aux yeux. Le coeur qui bat à tout rompre. Et c'était ce bruit qui se répandait dans toute la pièce comme une sentence. Le bruit de la poignée qui s'abaisse...




_________________________________________


Le baiser...!
Je crois qu'il y en a une qui l'attendait depuis looooongtemps!
En tout cas, j'espère que vous êtes satisfaites! =D
La fin est un peu cruelle...
Que de suspense!!!
Je suis un peu méchante, je sais!

La suite est écrite...
Ne tiends qu'à vous de l'avoir...
Ou pas!
Faut faire péter le compteur mes demoiselles!
[ y a t-il des garçons qui lisent ma fiction? o_O]


Sinon moi ça!
Deuxième semaine de vacances!
Là, il fait soleil, ça fait du bien! =D


A vos claviers mes d'moiselles!



Des bisous.

Pauline

# Posté le mardi 29 avril 2008 14:25

Chapitre 26

Chapitre 26



Elle recula précipitemment. Je me mordis la lèvre inférieure. Ca avait le gout du baume à lèvres. Je trouvai subitement un intérêt tout particulier à mes pieds. Je ne savais pas quel était celui qui avait ouvert la porte, mais à ce moment précis je le modissais au plus haut point.
“Oups! Je suis désolé!
Merci Georg. J'aimais ce mec. Il savait toujous me faire rire et il pouvait être à la fois très sérieux. Mais Georg était surtout très mal à droit. Et ça pouvait être pesant parfois. Surtout cette fois-là...
- Georg! C'est pas ce que tu crois... Enfin... C'était juste... Enfin...
Balbuta Lili.
Les mots restaient au fond de ma gorge. Jétais tétanisé. Ca faisait mal. Ca faisait extrêmement. Parce que pour elle ce n'était rien. Ca n'avait pas de sens. Alors que pour moi, rien n'aurait pu avoir plus de sens que cela.
- Non mais je ne crois rien. Je constate, c'est tout...
Georg. Ou comment mettre les gens dans l'embarras en deux secondes. Je relevai la tête pour croiser le regard paniqué de Lili. Elle ramassa son sac et passa précipitament devant le bassiste.
- Je... Je dois y aller!
J'entendis la porte d'entrée claquer. Je soupirai. Pourquoi rien ne se passait jamais comme je le voulais? Cette question tournait en boucle dans ma tête. Pourtant la réponse était évidente. Sinon, tout serait trop facil. Et c'était peut être aussi ça qui rendait toute cette histoire si belle. La complexité. Lili n'allait pas dans mon sens et c'est ce qui faisait son charme, aussi. Elle aimait défendre ses idées. Elle voulait s'imposer. Et c'était beau de voir ce minuscule bout de femme se battre pour ne pas se faire marcher sur les pieds.
- J'ai merdé là non?
Jeta le bassiste, tout penaud
Je rigolai de sa réplique. J'aimais ça aussi chez Georg. Il trouvait toujours le moyen pour détendre l'atmosphère.
- C'est pas grave. C'est que ça ne devait pas se faire, c'est tout... C'est la vie!
Je me laissai tomber lourdement sur mon lit, vite rejoint par Georg. C'était le silence. Ce silence que l'on savoure après la tempète.
- Je me sens un peu con, quand même!
- Pourquoi tu l'as mis mal à l'aise comme ça? T'aurais pu partir en t'excusant. Je comprends pas...
- Bill, elle part dans un mois et demi. Faut bien faire bouger les choses non?
- Justement, il reste qu'un mois et demi... Et je pense que c'est un peu tard. Je préfère passer le maximum de temps avec elle, sans créer d'embrouilles. Tu vois?
- Ouais. Mais tu sais ce qu'on dit...
- Oui oui! Mieux vaut tard que jamais, je sais!
L'interrompis-je. Mais je laisse tomber. Je crois que des fois, il faut savoir avouer lorsque l'on a perdu. Et j'ai perdu...
- C'est pas un jeu que tu perds ou tu gagnes.
- Ouais, enfin tu vois ce que je veux dire...
Le silence. Encore.
- N'empèches, tu l'as carément mise mal à l'aise... Comment elle est partie! Une vraie tornade! La pauvre...
Fis-je remarquer en riant
- Ca la fera peut être réfléchir sur vous deux.
- Il n'y a pas de “nous”. Ce n'est que du vent tout ça! C'est elle qui a marqué le début et c'est elle qui marquera la fin. Et quand son avion décollera... hop! On ferme le livre! Fin de l'histoire...
- Alors, c'est à toi de le construire ce “nous”.
Me dit-il en souriant






Il faisait gris. C'était moche. Triste. Déprimant. Il était sur le point de pleuvoir. Et nous, nous étions sur le sable à nous courir après comme des gosses. La plage était déserte. Il n'y avait qu'elle et moi. Et des petits vieux qui venaient pormener leurs chiens. La marée était basse et le sable humide. Il y avait encore de l'écume, faisant des formes bizarres. J'écrivis avec un baton Lili dans le sable, les vagues viendraient l'emporter mais son prénom resterait là, parmis les âmes perdues. La mienne finirait par se perdre aussi. Mais pas encore. Pas tout de suite. Je ne voulais pas y penser. Je voulais juste profiter du fait que Lili était à côté de moi, à ramasser des coquillages, volant dans son joli poncho blanc, qu'elle avait mis une fois, un jour d'hiver. Elle riait dans la purté du vent qui venait me murmurer à l'oreille des choses tendres, des choses qui ne se disent qu'à voix basse, mais qui restent dans les coeurs. Elle tournoyait comme une enfant, à s'en donner le vertige, pour tomber ensuite dans ces grains de sable. Je m'assis à califouchon sur elle, et la chatouillai pour la faire rire, encore. C'était si joli à entendre. Je la vis prendre fébrilement une poignée de sable et me la posai sur la tête. Je grognai. Elle ria de plus belle. Et j'aurais pu raller, encore et encore, juste pour entendre son rire, et voir ces petites larmes de bonheur dégringoler de ses yeux. Elle réussit à se détacher de moi et me fis tomber dans le sable. Elle ria encore. Mon Dieu que c'était beau. Elle me tendit sa main et me releva. Elle continua à marcher, et moi, j'étais derrière. Je la regardais marcher surement. Je l'écoutais fredonner une chanson que je ne connaissais pas. Elle s'arrêta et ramassa quelque chose. J'arrivai à sa hauteur. C'était un grand coquillage. Elle me le tendit timidement, me disant que c'était pour moi. S'il n'y avait pas eu le bruit des vagues et le sable sous nos pieds, je me serais cru à la maternelle. C'était sur. Oh oui, j'aurais fait de Lili mon amoureuse. Elle se mit face à la mer et ferma les yeux. Je passai ma main dans ses cheveux et continuai mon chemin, la laissant dans ses songes. Je l'entendis courir et la sentis sauter sur mon dos. Elle enroula ses jambes à ma taille et s'accrocha à moi. Je titubai un peu et tournai très vite pour la faire rire. Nous riions. C'était magique. Et je continuais de touner. Très vite. Trop vite. Je tombai, Lili toujours sur moi. Elle ria plus fort encore. Nous nous relevions et elle remonta sur mon dos. La marche se faisait plus dure mais elle était accrochée à moi, et c'était bien. J'avais pour une fois l'impression que tout dépendait de moi. Elle jouait avec mes cheveux. Ses gestes étaient doux et surs. Lili, je l'aimais. Je l'aimais vraiment. J'attrapai une de ses mains et faisai froler mes lèvres dans la paume. Elle ria. Elle disait que ça chatouillait. Je lui rendis sa main et continuai de marcher. Et inconsciemment, peut être même naturellement, je me mis à chanter. Tausend Meere. Disons que la chanson correspondait parfaitement au lieu. Je l'entendis fredonner à mon oreille. Je m'arrêtai.
“Depuis quand tu connais nos chansons?
- Fallait bien que je m'interesse à ce que vous faites pour vous soutenir un minimum non?
- Nous soutenir?
- Oui. C'est ce que font les amis en général...
- Ah parce qu'on est amis?
Dis-je faussement surpris
Je rigolai de sa désinvolture. Elle m'enleva le bonnet que je portai pour le mettre.
- De quoi j'ai l'air?
Demanada t-elle la tête bien droite
- Euh... de rien! Répondis-je en riant
Elle ria aussi. Elle enleva le bonnet pour l'enfoncer sur ma tête, jusqu'au nez. Je ralai que je ne voyais rien. Elle ria encore. Elle le remonta un peu et me fit un bisous sur la joue. J'aimais ses bisous. Ils étaient doux et chauds. Je continuais de marcher, Lili toujours sur mon dos. C'était le silence le plus total. Même les vagues qui venaient se briser à nos pieds, ne parvenaient pas à rompre le silence. C'était un joli silence. Un silence qui aurait pu durer toute une vie. Si les moments passées avec Lili étaient semblables à celui-là, alors j'aurais pu passer ma vie avec elle. Elle me chatouilla à son tour. Je riai encore. Je riai à m'en faire mal. Je riai à m'en vider de toutes mes forces. Je tombai dans le sable d'avoir trop rit, Lili encore et toujours accrochée à moi. Elle ria encore. Et cracha le sable qu'elle avait dans la bouche. Elle fit une grimace de dégout qui me fit rire encore. Elle s'allongea en étoile et ferma les yeux. Elle soupira de bien être. C'est vrai. Nous étions bien. Je m'installai comme elle. Mélangeant mes cheveux noirs à ses boucles blondes. Le soleil brilla un peu. Posant sur nos deux corps immobiles un peu de lumière. J'écoutais les vagues aller et venir au rythme de nos deux coeurs battant à même allure. J'écoutais le cri des oiseaux volant au dessus de nos têtes. J'écoutais le vent siffler à nos oreilles et faire voler nos cheveux. J'écoutais la respiration de Lili, lente et régulière qui appaisait mes maux. Et j'écoutais ces mots que je taisais et que j'aurais du dire. Je sentis une goute d'eau venir s'écraser sur ma joue. Puis deux. Puis trois. Puis cent. Je me relevai.
“ Lili, faut qu'on rentre, on va être malade!
Criai-je pour couvrir le bruit des vagues
Elle se tourna vers moi et appuya sur mes épaules pour me recoucher. Elle s'appuya sur ses coudes et posa sa tête dans ses mains. Elle me surplombais et je voyais sa tête à l'envers. Son visage ruisselait d'eau et ses boucles ne ressemblaient plus à rien. Mais elle était jolie. Oui, elle était jolie. Plus jolie que les étoiles. Plus jolie que le soleil. Elle pencha sa tête et posa ses lèvres sur mon front.
- Mais non, on tombe jamais malade en été!
Dit-elle en souriant
Elle jeta la tête en arrière et ferma les yeux. Offrant sa peau à cette douce pluie. Elle ria. Elle ria encore plus fort. Je riai. Je riai encore plus fort. Nous riions. Nous riion encore plus fort. Et là je compris. Je compris ce mot qu'on utilisait souvent sans en comprendre le sens. Je compris ce qu'on appelle le bonheur. C'était ça, le bonheur. Juste ça. C'était du bonheur. C'était du joli bonheur. C'était du grand bonheur. C'était du doux bonheur. C'était du bonheur que seule Lili savait faire.






_________________________________________



Fin du baiser.
Bon, je dois avouer que cette partie-là ne me satifait pas trop.
Je préfère la deuxième partie du chapitre.
Et juste à titre d'indication, ça se passe pas le même jour!
On est bien d'accord, hein?

J'ai remarqué un truc.
Dans le groupe, c'est toujours Georg qui se fait vanner.
Il prend trop cher à chaque fois!
Et une amie m'a fait remarquer que j'avais fait exactement pareil,
sur ce coup-là!
xD
Pauvre Georg!



Les amies, je croule sous les devoirs.
Le bac commence dans un mois et dix jour.
J'ai pas commencé à réviser.
Ca craint du boudin.


Interdiction de critiquer mes expressions! xD


Par contre, vous pouvez commenter...
No problemo!
Et j'ai envie de vous faire réfléchir aussi!
Comment voyez-vous la suite de l'histoire?!
J'ai envie de voir comment vous imaginer les prochains chapitres!



Des bisous.



Pauline.

# Posté le vendredi 09 mai 2008 11:17

Modifié le vendredi 09 mai 2008 11:32

Chapitre 27

Chapitre 27



“ Ah! Notre petite Lili!
Je me retournai pour trouver la provenance de cette phrase. Lili me regarda et se retourna. Elle se dirrigea vers un groupe de mecs assis sur le capot d'une voiture. A première vue, ils n'avaient pas l'air très fréquentables. Leur look me faisait étrangement penser à celui de mon frère. Le rap allait à bon train. Elle s'arrêta devant eux et leur colla un bisous à chacun. Je m'approchai, tout en restant en retrait.
- C'est qui lui?
Demanda t-il à Lili en me désignant de la tête
- Lui, il s'appelle Bill! Répondis-je en croisant les bras
Il hocha la tête lentement. Il fallait bien le dire, je ne me sentais pas trop rassuré. Ca m'étonnait un peu que Lili fréquente des types comme ça. Encore une facette de sa personnalité que je ne connaissais pas.
- C'est un ami. Bill Kaulitz, ça te dit un truc?
J'interrogeai Lili du regard. Je ne savais pas si elle était consciente de ce qu'elle faisait. Ils auraient très bien pu aller voir la presse et vendre leurs informations, comme quoi le célèbre chanteur de Tokio Hotel trainait dans les quartiers chauds de la ville. Je semblais peut être un peu parano, mais j'avais appris à me méfier avec le temps. La petite blonde me rassura du regard.
- Vaguement, ouais...
- Bah, tu l'as devant toi!
Dit-elle en entourant mes épaules d'un bras
Je tendis ma main à ce type. Je préférai m'en faire un ami qu'un ennemi. Question de principe. Et de sécurité peut être aussi. Il serra ma main et se présenta en souriant.
- Depuis quand t'as des amis stars toi?
- Je gère! Qu'est-ce que tu crois?
Répliqua t-elle en posant une main sur sa hanche
- Je crois rien. Et vous êtes amis, c'est tout?
Et là, à ce moment précis, j'ai compris ce que pouvait être la gène. A ce moment précis, je piquais surement le plus beau fard de ma vie. Je remarquai le pseudo caïde faire un sourire en coin. Il n'y avait qu'elle qui ne comprenait pas. Parfois, j'avais l'impression que c'était écrit sur mon front, que je craquais littéralement pour cette petite tête.
- Oui, nous sommes amis. De très bons amis et c'est tout.
Annonça t-elle catégoriquement
Des fois aussi, j'avais l'impression qu'elle s'en était rendu compte et qu'elle m'envoyait tous les signeaux possibles et inimaginables pour me faire comprendre que ce n'était pas réciproque.
- Ok, en tout cas, t'as pas intéret à lui faire du mal à la petite Lili, sinon t'auras à faire à moi!
- Hein hein...
Répondis-je septible
- C'est bon, je déconne mec! Dit-il en riant
Il me donna une tape amicale dans l'épaule que je sentis passer. Il ne contrôlait pas sa force, c'était le moins que l'on puisse dire. J'avais l'air d'une demi porsion à côté de lui. Une chose était sure, même s'il l'avait dit en rigolant, j'avais à peu près césis le message...
- Bon bah, on va monter nous!
M'annonça Lili
- Ok, princesse. Au plaisir Bill...
Nous rebroussions chemin jusqu'à ce que Lili s'arrête et se retoune pour dire:
- Au fait mec, motus!
Il lui fit un signe de la main et nous rentrions dans l'immeuble. J'étais tout simplement épuisé et l'idée de monter dix étages ne m'enchantait pas spécialement. Je m'arrêtai devant l'ascenceurs alors que Lili allait déjà prendre l'escalier.
- Euh... Lili?
- Oui!
Dit-elle en se retournant
- Il marche toujours pas l'ascenceur?
- Si! Oui, il marche. Mais j'ai envie de prendre l'escalier!
Je soupirai.
- Allé, ne sois pas ridicule. Il y a dix étages!
Je la poussai jusqu'à la faire entrer dans la grande boite métalique. J'appuyai sur le bouton et me collai contre la paroie.
- En fait, il a toujours marché. Mais je déteste les ascenseurs, alors j'évite au maximum de le prendre.
Me confia t-elle, génée
- Bah pourquoi, tu ne me l'as pas dit?
- J'avais peur que tu trouves ça ridicule!
Avoua t-elle en se mordant la lèvre
L'ascenceur fit un bruit sourd et s'arrêta brusquement. Lili me jeta un regard paniqué et s'acharna sur tous les boutons. Elle était complètement apeurée et angoissée.
- Et comme par hazard, la seule fois où je monte dans l'un de ces maudits ascenceurs, faut q'il tombe en panne.
Dit-elle dans un soupire
Elle se laissa glisser contre l'une des parois froides et ramena ses jambes pliées contre sa poitrine. Je m'accroupis face à elle et carraissai sa joue pour la rassurer.
- Ca va aller Lili! Ils vont venir débloquer l'ascenceur, ne t'inquiètes pas...
- Bill, s'il te plait je déteste ça. Ca m'angoisse encore plus! Tu me stresses à essayer de me rassurer comme ça!
Commença t-elle à s'énerver
- Oh, ça va excuse moi! Répondis-je féxé. T' énerve pas contre moi, c'est pas de ma faute si on est bloqués.
- Si, c'est de ta faute! C'est toi qui m'a forcé à rentrer dans ce machin! Voilà où on en est maintenant!
Cria t-elle
- Arrête de chercher des reproches qui n'ont pas lieu d'être. C'est pas de ma faute merde!
- Non, c'est celle du pape, bien sur!
Ironisa t-elle
- Je t'ai pas foutu un couteau sous la gorge pour que tu rentres!
- Ah parce que c'est de ma faute maintenant?
Demanda t-elle en se relevant
- J'ai pas dit ça, mais t'as aucun reproche à me faire! Tu vois c'est ça ton problème Lili! Quand il y a un truc qui ne va pas comme tu veux tu te braques!
- Non, je ne me braques!
- Oh c'est sur, quand tu te braques pas, tu fuis!
- Et tu peux me dire quand est-ce que j'ai fui? Toi qui connait tout de tout le monde!
- Quand on s'est embrassé.
Elle resta bouche bée et secoua la tête.
- C'est ridicule!
- Tu vois, là, tu fuis encore!
- Non, je ne fuis pas. Je veux pas parler de ça, c'est tout!
- Et je peux savoir pourquoi?
- Parce que ça ne veut rien dire!
- Mais pour moi ça veut dire quelque chose! Un baiser ça veut toujours quelque chose!
- Et tu crois que ça servirait à quelque chose de commencer un truc à moins de trois semaines de mon départ?
- Ah! Parlons en de ton départ! Pourquoi tu veux partir Lili?
- Parce que je veux réaliser mes rêves et c'est pas en restant dans cette cité de merde que je pourrais m'en donner les moyens!
- Et pourquoi les USA? Les écoles de théâtre c'est pas ce qui manque en Allemagne, si?
- Mais qu'est-ce que ça peut te foutre? Est-ce que moi je t'ai déjà repproché un de tes départs? J'aurais pu, Bill!
- Mais je ne l'ai pas fait. Parce que je sais que c'est ton rêve et que c'est important pour toi! Alors pourquoi tu fais pas la même chose? Pourquoi tu ne me soutients pas?
- Parce que je ne veux pas soutenir une décision que je n'aprouve pas! Parce que pour moi, ce départ c'est comme une fuite. Pour moi, tu pars pour fuire ta vie. Et tu ne t'en rends même pas compte!
- Mais qu'est-ce que t'en sais Bill? T'es pas dans ma tête merde! Et je ne te demandes pas d'approuver. C'est ma vie Bill, pas la tienne!
Je vis les larmes lui monter aux yeux. Ca devait être contagieux. Je sentis mes yeux me bruler.
- Moi, je pensais en faire parti de ta vie! J'approuve pas parce que ça me fait mal de devoir te laisser partir sans rien faire. Peut être que pour toi c'est égoïste mais moi quand j'y pense, je me dis que je peux pas te laisser filer comme ça. Parce que j'ai peur de l'après. J'ai peur d'oublier tous nos souvenirs. J'ai peur que tu ne me donnes plus signe de vie, que tu fasses ta vie là-bas et que tu m'oublis. Fais pas l'égoïste Lili! Tu vas faire plus de mal que de bien avec ton départ
. Criai-je en pleurant
- T'as pas le droit de dire ça. T'as pas le droit de dire que je suis égoïste. Parce que c'est pas vrai! J'ai toujours pensé aux autres en premier. A mes parents, à mon petit frère, à vous. Et pour une fois, j'ai envie de penser à moi!
- Et à moi, tu penses à moi? Tu penses à ce que je ressens? Tu sens combien ça fait mal là?
Je saisis violemment sa main et la posai sur mon coeur meurtri. Elle me regarda dans les yeux, à travers ses larmes. Clac. Une giffle. Une! Ca faisait extrêmement mal. C'était comme un retour à la réalité après un cauchemard. J'avais dit des choses que je ne pensais même pas. Finalement, je m'en voulais plus à moi, qu'à elle.
- Lili...
Chuchotai-je
- Non! Tu m'emmerdes Bill Kaulitz! Hurla t-elle
J'essuyai rageusement les larmes qui venaient glisser sur mes joues et donnai un coup de pieds dans l'ascenceur qui se débloqua et repartit. Et les secondes qui suivirent furent dures. Parce que l'air était irrespirable. Parce que les sanglots de Lili étaients trop durs à entendre. Les portes s'ouvrirent et je me dépéchai de sortir de cette ascenceur de malheur. Je repris les escaliers sans adresser le moindre regard à Lili. Je sortis de l'immeuble en pleurant et passai devant les mecs de tout à l'heure. Je devinais leurs regards d'incompréhension posés sur moi, mais j'en avais strictement rien à foutre. A ce moment-là, je pensais juste que j'étais le roi des cons. J'aimais Lili. Je l'aimais vraiment. Mais il y a des fois, où je la détestais très fort...







________________________________________




J'ai mis beaucoup de temps à poster ce chapitre.
Pourtant il écrit depuis... deux semaines.
Je maqnue un peu de temps en ce moment...
Mes épreuves anticipées du bac approchent à grand pas.
Les profs nous assesonnent de DS. >.<

En tout cas, j'espère que ce chapitre va vous plaire!
En le relisant, j'ai l'impression que tout arrive trop rapidement,
donc je suis pas très satisfaite!
Enfin, s'il vous plait, tant mieux!
En tout cas, on peut dire qu'il y a revirement de situation.
Désolée de vous décevoir mais Bill & Lili, c'est pas pour tout de suite...
Je suis assez sadique en fin de compte! xD



J'ai le nombre de commentaires et de visites qui baissent...
Peut être commencez-vous à vous lacer...
En tout cas, la suite peut être là ce week end!
Tout dépend de vous en fait!
Et puis, j'aimais bien vos longs commentaires.
Alors même si c'est pour démonter ma fiction, allez y écrivez!
Sinon, vous pouvez aussi bien me faire plein plein de compliments.
Et puis pour celle qui ne sont pas du tout inspirées, vous pouvez me faire un deuxième racontage de life! =D
En clair, plus c'est long, plus j'adore.


Vous savez ce qu'il vous reste à faire...


Des bisous.




Pauline.

# Posté le mercredi 21 mai 2008 13:51